Bruxelles, 17/01/2008 (Agence Europe) - Le président américain George W.Bush a nommé Boyden Gray « envoyé spécial » pour les relations avec l'Union européenne. M. Gray n'est pas un inconnu à Bruxelles: jusque fin 2007, il a servi en tant qu'ambassadeur de son pays auprès de l'UE, même si le Sénat américain n'a jamais confirmé sa nomination par le président Bush en 2005. En janvier 2006, face au refus persistant du Sénat à majorité démocrate de soutenir M. Gray, le président Bush a eu recours à la pratique des recess appointments (permettant au président américain de nommer des ambassadeurs pour un laps de temps limité, sans confirmation par le Sénat) pour placer M. Gray à la tête de la mission des Etats-Unis après de l'UE. Son mandat est venu à expiration le 31 décembre 2007. Etant donné que les démocrates au Sénat s'opposent à tout nouveau recess appointment avant les élections présidentielles de novembre, M. Bush a décidé le 11 janvier de nommer M. Gray « envoyé spécial », lui permettant ainsi de poursuivre son travail à Bruxelles. Cette décision est un « signal positif, parce qu'elle souligne l'importance que l'administration américaine attache aux relations avec l'Union européenne sur les sujets du changement climatique, de la sécurité énergétique et de la réglementation économique », a commenté le porte-parole de l'ambassade américaine. A quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis, le maintien de Boyden Gray à Bruxelles permet aussi d'éviter un long processus de nomination d'un nouvel ambassadeur, alors qu'en ce « moment de grande importance pour les relations transatlantiques », Washington a tout intérêt à continuer à bénéficier de « l'expérience et l'expertise » de M. Gray, affirme un communiqué de presse de la Maison Blanche.
Formellement, Washington n'a donc plus d'ambassadeur auprès de l'UE, seulement un « chargé d'affaires », Christopher Murray, qui dirige la mission à Bruxelles, ainsi qu'un « envoyé spécial » en la personne de Boyden Gray. Ce dernier focalisera son travail sur plusieurs questions et projets spécifiques, explique le communiqué de la Maison Blanche: - le renforcement du Conseil économique transatlantique (Transatlantic Economic Council, TEC) créé en avril 2007 pour abolir les barrières réglementaires aux échanges ; - la promotion et l'explication de la politique américaine en matière de changement climatique (M.Gray, un expert en la matière, a aussi accompagné la délégation américaine à la Conférence de Bali de décembre 2007) et la mise en œuvre des projets de coopération UE/USA en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre ; - la sécurité énergétique. (H.B.)