Bruxelles, 17/01/2008 (Agence Europe) - Les chances que l'accord de stabilisation et d'association (ASA) entre l'UE et la Serbie puisse être signé le 28 janvier, comme le souhaite la Présidence slovène de l'UE, sont quasiment nulles après que les Pays-Bas ont déclaré qu'ils ne donneront leur feu vert à cette signature qu'une fois que Belgrade aura arrêté et transféré Radko Mladic au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye. « Ma signature (de l'ASA) dépendra de la pleine coopération des autorités serbes avec le TPIY. La meilleure preuve que Belgrade peut fournir (de cette coopération) est de livrer Mladic au tribunal à La Haye”, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Maxime Verhagen, à l'issue d'une entrevue le 16 janvier à La Haye avec son homologue slovène Dimitrij Rupel qui préside le Conseil de l'UE. « Si la Serbie veut vraiment un avenir européen, alors elle devra coopérer pour l'arrestation des personnes responsables du seul génocide sur le continent européen après la deuxième guerre mondiale » (massacre de Srebrenica en 1995), a souligné M. Verhagen.
Outre les Pays-Bas, c'est surtout la Belgique qui s'oppose à une signature de l'ASA tant que la condition de la « pleine coopération » de Belgrade avec le TPIY n'aura pas été remplie. La question figurera au centre de la rencontre que le nouveau procureur général du tribunal, Serge Brammertz, aura le 18 janvier à Bruxelles avec le ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht. La position belge devrait être précisée après cette réunion. Mercredi 16 janvier, M. Brammertz s'est entretenu avec Dimitrij Rupel à La Haye. Ce dernier a ensuite affirmé que le procureur du tribunal n'avait pas réalisé de nouvelle évaluation de la coopération serbe. Pour le moment, le rapport rédigé en décembre par l'ancien procureur en chef, Mme Carla del Ponte, reste donc toujours valable. Ce rapport notait des progrès, mais pas encore de pleine coopération. (H.B.)