login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9563
Sommaire Publication complète Par article 16 / 23
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/climat

L'UE presse les pays industrialisés de donner l'exemple pour gagner la confiance des pays émergents et obtenir que Bali lance les négociations sur l'après-2012

Bruxelles, 12/12/2007 (Agence Europe) - Toutes les interrogations sont permises quant au succès de la conférence de Bali sur l'après-2012, entrée depuis le 10 décembre dans sa phase décisive, avec la réunion au plus haut niveau des 190 pays présents. A deux jours de la clôture de cette treizième conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, les Etats-Unis - seul pays industrialisé à n'avoir pas ratifié le Protocole de Kyoto vieux de dix ans - sont de plus en plus isolés mais refusent toujours toute mention d'objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les grands pays émergents comme l'Inde et la Chine continuent, eux, de penser que c'est aux pays industrialisés de montrer l'exemple s'ils veulent que des pays moins industrialisés qu'eux s'engagent à leur tour.

Rien d'étonnant à ce que les appels au progrès se multiplient pour que soient définis à Bali le cadre et la feuille de route des négociations sur le régime global d'intensification de la lutte contre le réchauffement après 2012, quand expirera la première période d'engagements du Protocole de Kyoto. Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations unies, a pressé, mercredi 12 décembre, les ministres d'obtenir « une percée » s'ils ne veulent pas manquer à leurs devoirs. « Le sort des générations futures en dépend », a-t-il averti.

Stavros Dimas, commissaire européen à l'Environnement, rappelant l'urgence de parvenir à un consensus à Bali pour pouvoir lancer les négociations, a déclaré: « nous devons également fixer une date-butoir pour achever les négociations avant la fin de 2009 », condition sine qua non pour permettre la ratification et l'entrée en vigueur de l'accord avant la fin de 2012, «et nous devons établir la feuille de route de Bali pour guider les négociations ». Cette feuille de route devra, selon lui, énoncer les grands piliers de l'accord et le niveau d'ambition poursuivi. Et de rappeler que pour l'UE, le niveau d'ambition requis, c'est: limiter le réchauffement à 2 degrés Celsius par rapport au niveau atteint à l'ère préindustrielle ; accepter un pic des émissions au cours des 10-15 années prochaines pour réaliser ensuite une réduction d'au moins 50% des émissions globales à l'horizon 2050. C'est aussi l'engagement des pays développés à réduire collectivement leurs émissions de 30% d'ici à 2020 et de 60 à 80% d'ici à 2050 par rapport à 1990. « Les pays développés ont l'obligation morale et les ressources nécessaires pour prendre la tête des efforts de réduction », estime-t-il.

Pour Alejo Vidal Quadras (PPE-DE, espagnol), membre de la délégation du Parlement européen à Bali, «une feuille de route sans précisions, points de repères ni but précis, n'est pas une feuille de route (…) Les pays en développement craignent que derrière la rhétorique sur le changement climatique se cache un agenda protectionniste, ce qui a freiné dès le départ les négociations à Bali ». Et de plaider pour que les pays industrialisés prennent les mesures nécessaires pour gagner la confiance des pays en développement. « Il est temps de reconnaître les dispositions prises par la Chine, l'Inde et d'autres économies émergentes ». (A.N.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES