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Bulletin Quotidien Europe N° 9495
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/doha

Pour Peter Mandelson, Washington détient la clé du round

Bruxelles, 05/09/2007 (Agence Europe) - A la veille du sommet des dirigeants des 21 pays du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Sydney, Peter Mandelson n'a pas manqué de confronter les capitales des principaux acteurs du round de Doha, Washington en particulier, à une triste réalité: les négociations sur la libéralisation des échanges mondiaux échoueront en l'état actuel des positions de chacun, a averti le commissaire européen au Commerce dans un entretien à la BBC. « Je pense que le round peut être sauvé, mais étant donné le calendrier politique américain (l'élection présidentielle en 2008, NDLR), nous manquons de temps et nous risquons d'aller droit dans le mur », a-t-il déclaré, avant de poursuivre: « C'est pourquoi la reprise des négociations à Genève et le sommet très important de l'APEC à Sydney doivent redonner de l'élan à ces négociations ». « Si un déblocage n'intervient pas d'ici l'automne, si nous échouons, le round risque d'être gelé et il sera très difficile de le raviver à l'avenir (…). Il doit donc y avoir un engagement sérieux des négociateurs. Ils doivent identifier la flexibilité qu'ils peuvent offrir et où ils peuvent converger. Cela est valable pour chacun d'entre nous, l'Union européenne comprise », a ajouté M. Mandelson. Ses propos visent néanmoins directement les Etats-Unis qui sont invités à assouplir leur position et à réduire davantage leurs soutiens internes. « Ce n'est, à mon avis, que par ce biais que le reste des négociations pourra être débloqué », a insisté le commissaire au Commerce, appelant Washington à « clarifier et stabiliser [sa] position de négociation sur les soutiens internes ». « Il est nécessaire que Washington envoie un signal fort au reste du monde. Nous sommes dans l'impasse sur ce point et je crois que ce sont les Etats-Unis qui détiennent la clé. Si les Américains résistent, l'impasse perdurera au risque de faire capoter les négociations », a-t-il conclu. Son appel relaie celui lancé auparavant par l'Australie qui sera l'hôte ce week-end du sommet de l'APEC, bloc économique réunissant plusieurs acteurs majeurs du round, le Canada, le Chili, la Chine, les États-Unis, le Japon, le Mexique et la Nouvelle-Zélande notamment. Le dossier agricole a été inscrit à l'ordre du jour de ce sommet auquel doit participer le président américain George W. Bush. « Les autres pays aimeraient voir les États-Unis faire des pas positifs vers une réduction de leur soutien à l'agriculture, ce qui lancerait un signal très fort au reste du monde », a plaidé mardi le ministre australien du Commerce, Warren Truss, à l'issue d'une rencontre avec son homologue américaine, Susan Schwab. Canberra tente de convaincre Washington que des concessions sur le volet agricole permettraient aux Etats-Unis d'obtenir en retour une plus grande ouverture des marchés des pays émergents du G-20 pour leurs produits manufacturés. (eh)

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