Strasbourg, 05/09/2007 (Agence Europe) - L'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l'UE, Frontex, donnera ce jeudi le coup d'envoi du second volet de ses opérations (patrouilles) dans le canal de Sicile entre Malte et la Sicile (Nautilus II), a déclaré mardi soir à Strasbourg le Commissaire à l'Immigration Franco Frattini. « La seconde mission 'Nautilus II' sera lancée jeudi » pour freiner le flot d'arrivée des migrants clandestins en Europe, a indiqué à EUROPE M. Frattini, en marge de la session plénière au Parlement européen. Cette mission impliquera « cinq pays » (Malte, France, Espagne, Allemagne, Grèce) ayant déjà participé à la première phase de l'opération qui s'était terminée fin juillet, « plus l'Italie », a ajouté le Commissaire, se félicitant de la décision du ministre italien de l'Intérieur Giulano Amato. La précédente mission avait été suspendue depuis le 27 juillet en Méditerranée à la suite d'une « analyse de risques » effectuée en coopération avec les Etats membres (EUROPE n°9488). Il a par ailleurs dévoilé la mise sur pied d'une autre opération d'ici la fin septembre au large de la Sardaigne, des îles Baléares et des côtes orientales de l'Espagne, principalement pour couper les canaux d'immigration en provenance d'Algérie. Cette opération, qui s'intitulera « Hermes », devrait normalement impliquer les mêmes Etats que ceux participant à l'opération Nautilus II. Le Commissaire s'est également dit préoccupé par la disparition de migrants récemment arrivés en Sardaigne. « Ces migrants en provenance d'Algérie essaient sûrement de rejoindre la Corse, un endroit francophone », a-t-il estimé. Concernant l'efficacité des différentes opérations menées en 2007, M. Frattini s'est déclaré très satisfait. Il avance en effet des chiffres avoisinant une diminution par rapport à 2006 d'environ 42% des arrivées de migrants clandestins en Méditerranée centrale et même une baisse de 70% au large des îles Canaries. Pour lui, ces statistiques prouvent que les règles d'engagement des Etats impliqués dans le dispositif Frontex fonctionnent bien, notamment au regard de l'identification et du rapatriement des migrants. Quant à la répartition entre les Etats membres des demandeurs d'asile, c'est un autre problème, a conclu M. Frattini. (bc)