Tripoli/Bruxelles, 16/07/2007 (Agence Europe) - L'affaire des infirmières bulgares et du médecin palestinien détenus en Libye et condamnés à mort, accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants, paraît proche de son dénouement, en dépit de la confirmation en fin de semaine dernière de la peine capitale retenue contre eux par la cour d'appel. Selon les agences de presse, les condamnés ont signé samedi, en présence d'ambassadeurs de pays européens accrédités à Tripoli, une "demande de pardon et de clémence" auprès du Conseil supérieur des instances judiciaires qui devait se réunir lundi soir. L'avocat libyen des infirmières, qui a confirmé cette signature, a affirmé que les six détenus ont pris en outre "un engagement pour garantir qu'ils n'engageraient pas de poursuites" contre Tripoli, après leurs huit années passées dans les prisons libyennes. L'engagement est assorti d'un accord d'indemnisation en cours de finalisation avec les familles des enfants contaminés lesquelles ont annoncé que des compensations de l'ordre d'un million de dollars par victime leur ont été proposées et qu'elles les ont acceptées. Cet accord entre les familles des enfants libyens atteints du sida et le fonds spécial d'indemnisation créé sous l'égide de l'Union européenne a déjà été annoncé, le 10 juillet, par la Fondation Kadhafi, association caritative présidée par Seif Al-Islam Kadhafi, fils du « guide » libyen. Cité par la presse, le porte-parole des familles, Idriss Lagha, a précisé toutefois qu'"un accord ne sera pas signé avant que l'argent ne soit effectivement versé aux familles". (fb)