Bruxelles, 09/07/2007 (Agence Europe) - Dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement, la Commission européenne a publié une étude Eurobaromètre analysant l'attitude des Européens face à l'aide au développement. La plupart des personnes interrogées (66%) font de la lutte contre l'extrême pauvreté et la faim la priorité numéro un alors que la lutte contre le virus du sida, la malaria et d'autres maladies est considérée comme l'objectif numéro deux par près de la moitié du panel (46%). Par ailleurs, le continent africain, et l'Afrique sub-saharienne en particulier, est citée le plus souvent comme la région qui a le plus désespérément besoin de l'aide extérieure (64%). L'étude montre, de manière plus générale, un large soutien de la part de la population envers une politique de développement en aide aux pays les plus pauvres. L'intérêt personnel et la stabilité globale sont les premières motivations: il faut fournir une aide aux pays en développement afin d'augmenter le commerce avec eux et soutenir la démocratie et la bonne gouvernance dans ces pays afin d'éviter les vagues d'immigrations et les menaces terroristes. Il existe néanmoins aussi une motivation purement altruiste, la volonté d'aider les personnes dans le besoin ayant été mentionnée spontanément par un pourcentage significatif de personnes. En ce qui concerne la connaissance des Européens en matière d'initiatives politiques, peu nombreux sont ceux qui ont entendu parler des objectifs du millénaire pour le développement (18%) ou du consensus européen sur le développement (25%). Le rôle de l'UE en tant qu'acteur de l'aide extérieure est, par ailleurs, apprécié mais mal défini. Alors que l'Union européenne est le plus grand fournisseur d'aide au développement de la planète (57% de l'aide mondiale totale en 2006), un tiers des personnes interrogées n'est pas en mesure de citer un élément qui puisse expliquer la valeur ajoutée de l'UE par rapport à l'aide fournie par les gouvernements nationaux des Etats membres (28%) et un petit pourcentage (5%) ne voient aucun avantage à délivrer une aide par le biais de la Communauté européenne. Pour plus de détails: http: //ec.europa.eu/commission_barroso/michel/speeches/docs/ip/2007/EurobaroFR.pdf. (il)