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Bulletin Quotidien Europe N° 9464
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/mediterranee

Les Etats membres méditerranéens de l'UE poursuivent et intensifient leur coopération - Résultats de la réunion de Koper

Bruxelles, 09/07/2007 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des dix Etats membres de l'UE riverains ou proches de la Méditerranée (France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Chypre, Malte, Slovénie, Roumanie, Bulgarie) se sont réunis les 5/6 juillet à Koper en Slovénie pour se concerter sur la politique euroméditerranéenne. A l'issue de travaux, l'hôte de la réunion, le ministre slovène des Affaires étrangères, Dimitrij Rupel, a résumé comme suit les résultats des travaux: - politique européenne de voisinage (PEV). « Nous avons réitéré l'importance de la PEV et exprimé notre soutien pour une approche équilibrée » en cette matière, en impliquant activement tous les pays méditerranéens et d'Europe centrale et orientale dans un dialogue sur des sujets d'intérêt commun, comme l'intégration économique, l'énergie, les transports, la migration, le dialogue interculturel, etc.. « Par ailleurs, nous avons convenu de développer davantage la 'Black Sea Synergy Initiative' dans le cadre de la PEV renforcée. A cette fin, la pleine coopération entre l'UE et la 'Black Sea Economic Cooperation' ainsi que d'autres initiatives régionales est nécessaire », a dit M. Rupel. Les ministres participant à la réunion de Koper ont aussi décidé que des hauts fonctionnaires de leur pays allaient se rencontrer fin juillet à Madrid afin d'élaborer des propositions communes en vue de la conférence « Working together - Strengthening the European Neighbourhood Policy », que la Commission européenne organisera le 3 septembre à Bruxelles ; - université euroméditerranéenne. « L'initiative slovène visant la création d'une université euroméditérranéenne a été chaleureusement accueillie et appuyée », a dit M. Rupel ; - immigration. « Nous avons souligné que la politique de l'UE en matière de migration doit prendre en considération tous les aspects de la migration, avec comme objectif de renforcer la sécurité interne de l'Union ainsi que le respect des droits de l'Homme (…) Nous avons appelé à un partenariat intensifié entre l'Union européenne et les pays de transit et d'origine des flux migratoires. Nous avons souligné l'importance du soutien des Etats membres à FRONTEX » ; - réforme de l'UE. Les ministres se sont félicités de l'accord obtenu au Conseil européen de juin sur un mandat de négociation qui doit être la « base exclusive » pour les négociations au sein de la CIG; - Balkans occidentaux. La perspective européenne des pays des Balkans occidentaux a été réitérée. A propos du Kosovo, l'importance de l'unité de l'Union européenne sur cette question a été soulignée ; - la prochaine réunion informelle des pays membres méditerranéens de l'UE aura lieu à Chypre les 17/18 janvier 2008, avec la participation du secrétaire général de la Ligue arabe.

La réunion de Koper était aussi vouée à la concertation sur le projet du Président français Nicolas Sarkozy sur une Union méditerranéenne. Dimitrij Rupel, cité par l'agence de presse slovène STA, a affirmé après la réunion qu' « il y a un accord de principe (entre les ministres participants) selon lequel le processus de Barcelone devrait évoluer vers une Union méditerranéenne ». « Je peux imaginer que tous les membres du processus de Barcelone deviennent membres de cette Union méditerranéenne », a indiqué M. Rupel qui réfute cependant l'idée que cette Union puisse être conçue comme alternative à une adhésion de la Turquie à l'UE.

Pour Yannis Valinakis, secrétaire d'Etat grec aux Affaires étrangères, la proposition française présente l'avantage de rapprocher les deux rives de la Méditerranée afin de pouvoir travailler plus intensivement sur de nouveaux secteurs et de promouvoir la coopération des parties. Mais, souligne aussi M. Valinakis, l'initiative Sarkozy n'est pas un « succédané » à la candidature à l'adhésion turque. Il a d'ailleurs réaffirmé que « le plein respect (par Ankara) des conditions posées signifie l'adhésion à part entière du pays candidat ».

Initiée par la France, la concertation informelle entre Etats membres riverains de la Méditerranée date de 2005 (première réunion à Toulouse en novembre 2005, la concertation a été relancée par la Grèce en octobre 2006). Une réunion a eu lieu en février de cette année à Malte avec comme thème principal les relations avec le monde arabe (il en était sorti une initiative maltaise pour promouvoir un nouveau dialogue euro-arabe). Avec l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie (ces deux pays ont participé la semaine dernière pour la première fois), le groupe compte désormais dix membres (France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Chypre, Malte, Slovénie, Roumanie, Bulgarie) qui se réunissent informellement au moins une fois au début de chaque nouvelle Présidence de l'UE. D'après Michaël Frendo, ministre maltais des Affaires étrangères, dans une précision accordée à EUROPE, la structure ne couvre pas seulement les relations euroméditeranéennes mais est apte à traiter de tous les thèmes européens ou non européens ayant une incidence sur les Etats membres riverains de la Méditerranée. De source française, on souligne que cette enceinte s'est avérée particulièrement utile au moment de la négociation des instruments financiers pour l'action extérieure de l'UE, afin de consolider le bloc de pays favorables à la poursuite d'un engagement substantiel en faveur de la Méditerranée jusqu'en 2013. (hb / fb)

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