St Georges Bay/Malte, 09/07/2007 (Agence Europe) - Le groupe du PPE-DE au Parlement européen a clos vendredi 6 juillet ses deux « journées d'études » à Malte axées sur l'avenir de la politique euroméditerranéenne, la politique maritime et, surtout, la gestion des politiques migratoires, en présence du Premier ministre maltais Lawrence Gonzi.
Le débat sur le thème de l'immigration a particulièrement suscité de longs débats, en présence du Commissaire européen Franco Frattini et de membres du gouvernement maltais. Ce débat a été alimenté par deux préoccupations: l'une, venant de Malte, tendant à se disculper des récentes accusations d'« inhumanité » et l'autre, du besoin, nettement souligné par le président Frattini, de progresser à grands pas vers la mise en place d'une réponse commune européenne aux défis de l'immigration avec l'annonce d'une série de réunions de concertation, dès l'automne, avec les différents pays tiers concernés, dont la Libye.
Concernant Malte, les accusations étaient venues d'Etats membres et de la Commission européenne à propos de son refus, en juin, d'accueillir des réfugiés recueillis en mer par des navires espagnols. Le gouvernement avait renvoyé la responsabilité à la Libye et à l'Italie, car ont dit et répété les ministres maltais auditionnés par le PPE-DE, la tâche est trop lourde pour leur seule petit « Etat-Ile ». Car, contrairement à l'île italienne de Lampedusa et aux Canaries espagnoles, Malte n'a pas de « hinterland », un arrière-pays profond pouvant permettre de gérer autrement l'accueil des migrants. Forte de ces contraintes, Malte réclame à tous ses partenaires européens l'expression d'une solidarité active et un partage de la charge (« burden share ») et la mise en œuvre concrète d'une coopération active et structurée permettant dans l'urgence immédiate de pallier les carences d'une politique commune qui tarde à prendre forme. Le président du PPE-DE, Joseph Daul, a appelé de ses vœux la mise en place d'une « politique commune: « Nous avons reçu 5 sur 5 le message de Malte » comme « nous avons ressenti la détresse (des) réfugiés, la difficulté extrême de leur situation en dépit des efforts entrepris par les autorités maltaises ». Il a apporté le soutien de son courant aux Maltais en proie à un « malaise » et qui ont « la volonté de ne pas être abandonnés par l'Europe ». M. Daul place beaucoup de ses espoirs dans le programme de travail promis par la Présidence portugaise. « Notre groupe lui rappellera cet engagement » et demandera à la Présidence et à la Commission « d'aller plus loin et de nous attaquer à la politique de développement en lien étroit avec l'émigration ».
Les « Journées d'études » ont par ailleurs permis au groupe de faire le point de la politique maritime en présence de deux Commissaires responsables respectivement des dossiers du transport, Jacques Barrot et Joe Borg, en charge de la pêche. (fb)