Bruxelles, 09/07/2007 (Agence Europe) - Les ministres des Finances des Vingt-sept discuteront ce mardi de la succession de Rodrigo Rato à la tête du Fonds monétaire international (FMI), mais ne devraient pas encore prendre de décision. « Je ne m'attends pas à voir un nom sortir de la rencontre de demain mais nous verrons », indique t-on du côté de la Présidence portugaise, qui confirme qu'un échange de vues sur la question aura bien lieu lors du Conseil Ecofin. Des contacts informels devraient ensuite se poursuivre pour trouver un candidat européen au poste de Directeur général du FMI, qui sera vacant à partir d'octobre suite à la démission annoncée de M. Rato.
Lundi, le Conseil d'administration du FMI se réunissait de manière informelle pour discuter du processus de sélection du futur Directeur général. Un processus largement contesté par les pays émergents et de nombreux observateurs, qui critiquent la mainmise des Européens et des Américains sur les institutions de Bretton-Woods, dont ils se partagent les commandes.
Le président français Nicolas Sarkozy, qui présentait lundi soir à l'Eurogroupe la stratégie budgétaire française, a déjà avancé le nom de l'ancien ministre socialiste des Finances, Dominique Strauss-Kahn. Selon M. Sarkozy cette candidature aurait déjà été discutée avec son homologue américain, George W. Bush, ainsi qu'avec les Premiers ministres britannique, espagnol et italien, et aurait été bien reçue par l'Allemagne. Berlin devrait officialiser sa position après une réunion du gouvernement mercredi, a précisé lundi le secrétaire d'Etat allemand aux Finances, Thomas Mirrow.
M. Strauss-Kahn n'a toutefois pas fait part de ses intentions et plusieurs autres noms ont circulé ces derniers jours, dont ceux de l'ancien président de la Banque centrale polonaise, Leszek Balcerowicz, du ministre italien des Finances, Tommaso Padoa-Schioppa ou de l'actuel gouverneur de la Banca Italia, Mario Draghi, qui a cependant décliné l'offre. D'autres choix existent selon des diplomates, comme l'ancien ministre des Finances néerlandais, Gerrit Zalm, ou l'ancien Commissaire chargé de la concurrence, Mario Monti. Par la voix d'une porte-parole, la Commission européenne n'a pas souhaité faire de commentaire sur les candidatures potentielles, mais « nous souhaiterions que les pays de l'UE se mettent d'accord sur un candidat européen ». (ab)