login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9455
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/turquie

Ankara critique la non-ouverture du chapitre « UEM » - la Présidence pour la poursuite du processus d'adhésion: « Pacta sunt servanda »

Bruxelles, 26/06/2007 (Agence Europe) - Comme prévu (EUROPE n° 9454), la conférence ministérielle d'adhésion UE/Turquie, réunie mardi à Bruxelles, a confirmé l'ouverture des négociations d'adhésion sur deux nouveaux chapitres: contrôle financier, statistiques. Si l'on y ajoute le chapitre « entreprises et politique industrielle », ouvert en mars de cette année, la Présidence allemande a réussi à faire démarrer les pourparlers dans trois nouveaux domaines. C'est un « résultat respectable » qui démontre que les négociations d'adhésion avec la Turquie « sont toujours sur les rails », a affirmé devant la presse le ministre allemand des Affaires étrangères et actuel président du Conseil de l'UE, Frank-Walter Steinmeier. « Ce n'est pas un secret que nous aurions aimé ouvrir aujourd'hui un autre chapitre », celui relatif à l'Union économique et monétaire (UEM), mais les circonstances actuelles ne le permettent pas car « plusieurs délégations ont des réserves sur des questions techniques », a expliqué M.Steinmeier qui espère que le blocage pourra être dépassé sous Présidence portugaise, au second semestre de cette année. Il est important que l'UE poursuive le processus d'adhésion « avec engagement et sérieux », car elle doit être « juste » avec la Turquie et respecter ses engagements. « Pacta sunt servanda », a martelé M. Steinmeier en réponse à la question d'un journaliste sur l'opposition de plus en plus tangible de la France à une future adhésion de la Turquie.

Le négociateur turc pour les négociations d'adhésion, Ali Babacan (qui est aussi ministre de l'Economie), a déclaré devant la presse que la Turquie n'était pas satisfaite des explications « techniques » données par l'UE pour justifier la non ouverture du chapitre UEM, alors que, sur le plan technique, la Turquie est parfaitement préparée à négocier ce chapitre (ce que confirme d'ailleurs la Commission dans son rapport au Conseil). « Nous ne sommes pas satisfaits des justifications techniques que l'on nous a données et nous espérons que des progrès seront accomplis sur ce point pendant la Présidence portugaise », a dit M.Babacan. Sans nommer une seule fois la France - qui bloque l'ouverture du chapitre pour marquer son hostilité à l'adhésion de la Turquie à l'euro et à l'UE en général -, M. Babacan a appelé les Vingt-sept à respecter leurs engagements et « les pratiques de négociation ». L'objectif turc reste « l'adhésion pleine et entière » et les réformes internes seront poursuivies pour atteindre cet objectif, a-t-il dit. Un déraillement du processus d'adhésion aurait des « conséquences dommageables non seulement pour la Turquie, mais aussi pour l'Union

européenne ». Frank-Walter Steinmeier a lui aussi insisté sur l'importance stratégique de la Turquie pour l'UE, notamment vis-à-vis du Moyen-Orient. « Nous n'avons aucun intérêt stratégique à ce que la Turquie se détourne de nous pour aller dans une autre direction », a-t-il dit.

A ce stade, la Turquie n'a conclu qu'un seul chapitre dans ses pourparlers d'adhésion: sciences et recherche. (hb)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES