Bruxelles, 26/06/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne doit rendre publics ce mercredi deux rapports dans lesquels la Bulgarie et la Roumanie devraient faire l'objet de fortes critiques, les deux pays n'étant pas parvenus à atteindre les standards requis au regard de l'amélioration du système judiciaire et de la lutte contre la corruption et le crime organisé, ont indiqué à EUROPE des sources officielles. Cependant, aucune sanction ne devrait être imposée aux deux nouveaux entrants, à qui il devrait être demandé de redoubler d'efforts pour atteindre les objectifs qui leur ont été imposés. « La grosse gifle n'aura pas lieu. Les clauses de sauvegarde n'ont pas été déclenchées », a affirmé un officiel. « Néanmoins, nous n'excluons pas qu'elles puissent être appliquées d'ici la fin de l'année en cas de problème persistant », a-t-il ajouté. En septembre 2006, la Commission avait estimé que la Bulgarie et la Roumanie étaient suffisamment préparées pour adhérer à l'Union européenne en temps voulu, mais elle se réservait le droit de prendre des mesures restrictives contre les deux pays au cas où certaines défaillances perdureraient, notamment dans le fonctionnement du système judiciaire et la lutte contre le crime organisé et la corruption (EUROPE n° 9273). Les rapports de la Commission souligneraient que la Roumanie a réalisé des progrès dans la réforme de son système judiciaire et avec la création d'une agence pour l'intégrité nationale. Ils mentionneraient pourtant le fait que dans les deux pays, la lutte contre la corruption de haut niveau est insuffisante. « La Bulgarie semble être plutôt dans une position plus difficile que la Roumanie », confirme une source. Le contenu du rapport concernant la Bulgarie ferait en effet écho de la très faible présence de résultats dans les domaines de la réforme du système judiciaire et de la lutte contre le crime et la corruption. Tous les six mois, la Commission européenne est chargée de passer en revue les progrès des deux pays au vu d'une série d'objectifs de référence en matière de justice et affaires intérieures. Ces nouveaux rapports constituent, d'une certaine façon, une « étape intermédiaire », relève une source qui indique que la Commission pourrait procéder à un nouvel examen vers la fin de l'année, décembre étant le plus probable, de la situation dans les deux pays. (bc)