login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9455
Sommaire Publication complète Par article 16 / 37
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/fiscalite

Les recettes collectées à partir des taxes environnementales poursuivent leur tendance à la baisse

Bruxelles, 26/06/2007 (Agence Europe) - Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes, et les services de la Commission en charge de la fiscalité ont publié, mardi 26 juin, leur rapport annuel sur les tendances en matière de politique fiscale dans l'UE et en Norvège. Cette année, l'analyse porte sur la période 1995-2005, inclut pour la première fois la Bulgarie et la Roumanie et présente une analyse plus détaillée des taxes sur la consommation (ventilation des taxes sur la consommation selon leurs composantes: taxe sur la valeur ajoutée, énergie, accises sur l'alcool et le tabac, autres). À noter, les recettes provenant des taxes environnementales poursuivent leur tendance à la baisse, à un moment où la réflexion sur la création de ce type de taxes est au cœur du débat fiscal aux niveaux national et européen. Ces recettes ont même atteint leur plus bas niveau en dix ans avec un taux de 2,6% en 2005, contre 2,8% en 1995. Cette diminution est due à un niveau d'imposition plus faible de l'énergie puisque les recettes provenant des autres taxes environnementales sont restées stables.

Le rapport indique qu'en 2005, la charge fiscale globale dans l'UE 27 - c'est-à-dire le montant total des impôts et cotisations sociales - représentait 39,6% du Produit intérieur brut européen. C'est plus qu'en 2004 (39,2%) et presque autant qu'en 1995 (39,7%). Dans la zone euro, cette charge fiscale globale est encore plus élevée (39,9% en 2005) et son évolution depuis 1995 est similaire à celle de l'UE 27. La charge fiscale varie de façon significative d'un État membre à l'autre. Elle est inférieure à 30% en Roumanie, Lituanie, Slovaquie et Lettonie. Elle est supérieure à 50% en Suède et au Danemark. La plus forte baisse a été enregistrée en Slovaquie, où la charge fiscale globale est passée de 39,6% en 1995 à 29,3% en 2005. La hausse la plus importante a été observée à Chypre (de 26,7% à 35,6%) sur la même période.

La pression fiscale sur le travail est demeurée globalement stable et à un niveau élevé, malgré un large consensus politique sur l'opportunité d'une diminution de l'imposition du travail. Dans l'UE 27, le taux d'imposition implicite du travail (incluant les cotisations sociales) s'élevait à 35,2% en 2005. Parmi les États membres, ce taux variait de 22,1% à Malte, 25,5% au Royaume-Uni, à 42,8% en Belgique et 46,4% en Suède. La pression fiscale sur la consommation a augmenté dans l'ensemble de l'UE (20,5% en 2001 et 22,1% en 2005). La consommation a été la plus imposée au Danemark (33,7%) et la moins taxée en Espagne (16,3%) et en Italie (16,9%). Le taux d'imposition implicite sur le capital a lui aussi augmenté, se situant à 27,3% en 2005 pour l'UE 27. Les différences sont également importantes selon les États membres, avec des taux élevés au Danemark (46,5%) et en Irlande (41,4%) et bas en Lettonie (7,8%) et Estonie (8,1%). (mb)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES