Bruxelles, 08/06/2007 (Agence Europe) - Après de longs mois de négociations, le Parlement européen a finalement approuvé la mise en place du « Système d'information sur les visas » (VIS) qui doit créer une immense base de données pour l'échange d'informations entre Etats membres sur les visas accordés pour les séjours courts et les demandes de visas des ressortissants de pays tiers souhaitant entrer dans l'espace Schengen. La commission des Libertés civiles du PE s'était déjà prononcée en mai sur cette proposition de règlement, qui est le fruit d'un accord de codécision avec le Conseil sur une première lecture (EUROPE n°9428). Une telle adoption a pu être réalisée grâce au compromis obtenu sur une autre proposition importante relative à la protection des données dans le troisième pilier (EUROPE n° 9441). « L'accord que j'ai atteint avec la Présidence allemande est solide et équilibré. Je suis confiante dans le fait que ce système améliorera la sécurité aux frontières et facilitera les voyages, tout en assurant le respect des droits individuels », a indiqué la baronne Sarah Ludford (ALDE, britannique), rapporteur sur ce texte. La députée a déjà fait savoir que le Parlement suivrait de près la mise en oeuvre du VIS, tout comme les futures propositions qui devraient y être associées. Pour sa part, le travailliste britannique Michael Cashman a affirmé: « Les technologies telles que la biométrie peuvent et vont améliorer notre sécurité sans entraver nos libertés civiles si elles sont utilisées de manière appropriée ». Le texte souligne en effet que les données biométriques seront utilisées dans des conditions réglementées et un paragraphe a été ajouté pour garantir que tout traitement de données VIS sera « proportionné aux objectifs poursuivis » et que « la dignité humaine et l'intégrité des personnes dont les données sont demandées sont respectées ». Les députés ont adopté un autre rapport de Sarah Ludford qui concerne un projet de décision (consultation) sur les modalités d'accès à VIS par Europol et les autorités des Etats membres dans le cadre d'enquêtes criminelles ou antiterroristes. L'exigence d'un « strict respect des règles relatives à la protection des données à caractère personnel » et de conditions d'accès définies y est de nouveau soulignée. (bc)