Bruxelles, 25/05/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé vendredi qu'une lettre avait été envoyée par le groupe de travail « Article 29 » à la société Google Inc à propos de la durée de stockage des données personnelles des personnes effectuant des recherches via le moteur de recherche. Un porte-parole de la Commission a indiqué que le Commissaire à la Justice Franco Frattini soutenait les démarches du groupe d'experts. « Le Commissaire Frattini a pris connaissance de la lettre ce matin et pense que les questions posées sont appropriées et légitimes », a indiqué Pietro Petrucci, un porte-parole de la Commission. Ce dernier n'a pas voulu commenter le contenu de la lettre, estimant qu'il s'agit d'une initiative du groupe de travail et pas de la Commission. Il a toutefois précisé qu'une réponse de Google était attendue au début du mois de juin et que le groupe de travail devait ensuite se réunir avant la fin du même mois.
Le groupe de travail « Article 29 », un organe indépendant européen consultatif spécialisé dans la protection des données, a envoyé la semaine dernière une lettre à la société Internet américaine en lui demandant de justifier le fait que l'historique des recherches effectuées par les internautes soit conservé jusqu'à 24 mois. Les experts craignent que Google n'ait pas « rempli toutes les conditions nécessaires » à la protection effective des données personnelles. De son côté, la société américaine s'est dite prête à dialoguer. Les données conservées par Google Inc. incluent les mots clés, l'adresse IP et les détails des cookies. Certains craignent que cette collecte ne serve de base à l'identification d'un individu, voire à la création de profils précis. En mars dernier, Google a révisé sa politique de confidentialité. Plutôt que de conserver les données indéfiniment, le moteur a décidé de rendre anonymes ses fichiers de logs après une période de 18-24 mois afin que les données ne puissent plus être associées à tel ou tel individu. La période, bien que limitée, reste trop longue d'après le Working Party européen. Les pratiques de Yahoo et Microsoft pourraient également faire l'objet d'une étude de la part des experts européens. Selon certaines sources, ces dernières ne limitent pas encore la période de stockage de ce type d'informations. (bc)