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Bulletin Quotidien Europe N° 9431
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/italie

Large soutien des députés aux déclarations de Romano Prodi

Strasbourg, 23/05/2007 (Agence Europe) - Le discours de Romano Prodi mardi devant le Parlement européen (EUROPE n°9430) a été fortement applaudi par une très grande majorité des députés dont beaucoup ont salué l'engagement et la conviction européenne et, certains, la franchise et le « parler vrai » du Premier ministre italien. Martin Schulz, chef du groupe socialiste, a été le plus clair: « Mon groupe est d'accord avec tout ce que vous avez dit. Il n'y a rien à ajouter » à ce discours « encourageant », a-t-il lancé. Si le chef du gouvernement italien entre dans les négociations sur le futur Traité de l'UE avec une telle clarté, « il n'y a pas à s'inquiéter », a estimé M. Schulz qui partage entièrement le point de vue qu'un compromis au rabais ne « serait pas un compromis, mais une défaite ». Le Traité de Nice, actuellement en vigueur, est insuffisant et tous « ceux qui veulent laisser l'Europe dans l'état actuel veulent la détruire ». De l'autre côté, ceux qui veulent préserver la « réussite » Europe doivent « modifier profondément ses bases institutionnelles », a affirmé M. Schulz qui s'est insurgé contre le fait que l'on parle toujours des deux pays qui ont rejeté le Traité constitutionnel et non des 18 qui l'ont ratifié. Graham Watson, au nom du groupe ADLE, a lui aussi salué le mérite de Romano Prodi qui, « 50 ans après la signature du Traité de Rome, a remis l'Italie à sa juste place au cœur de l'Europe ». « Nous avons besoin de plus d'Europe, pas de moins d'Europe, c'est la clé de la compétitivité, de la sécurité et de l'avènement d'un monde plus juste. Merci Monsieur Prodi d'avoir tenu bon avec votre vision », a dit M. Watson. Au nom du groupe des Verts/ALE, Monica Frassoni a qualifié le discours de M. Prodi de « bienvenu, car les discours engagés et convaincants ne sont pas nombreux », regrettant que ce soient toujours les voix de ceux qui sont contre l'Europe que l'on entend le plus. Espérons que le gouvernent italien n'acceptera effectivement pas de « compromis au rabais », a-t-elle dit, avant de déclarer que « les chantages de ceux qui font tout pour freiner la solution à la crise constitutionnelle ne peuvent plus être passés sous silence ». Elle a ensuite insisté sur deux points du Traité constitutionnel qui doivent être sauvés, à savoir la Charte des droits fondamentaux et la refonte de la clause de révision, estimant qu'on « ne peut plus avancer avec l'unanimité ». Joseph Daul, le chef du groupe PPE-DE, a estimé qu'après une longue phase d'incertitude, la relance institutionnelle, priorité de la Présidence allemande, se précise. Aller vite et permettre à l'Europe d'avancer, c'est à quoi le nouveau Président français, Nicolas Sarkozy, s'était engagé, a-t-il rappelé. « Cette dynamique portée par un État membre qui a dit "non" au projet de traité est d'ores et déjà soutenue par plusieurs autres États membres de l'Union et doit être mise à profit pour aller de l'avant ». Pour arriver à un accord sur le nouveau Traité d'ici la fin de l'année, « il faudra de l'action et de la flexibilité », estime M. Daul qui demande que les dirigeants « se concentrent sur l'essentiel »: vote à la double majorité, extension du vote à la majorité qualifiée, principe de subsidiarité et répartition des compétences entre l'UE et les États membres, Présidence stable, représentation commune sur la scène internationale, Charte des droits fondamentaux. Cristiana Muscardini (UEN) a souligné l'urgence d'approuver un nouveau traité et noté que les efforts d'Angela Merkel et les déclarations de Nicolas Sarkozy « redonnent de l'espoir ». Francis Wurtz, président du Groupe GUE/NGL, a estimé qu'outre les questions importantes soulevées par Romano Prodi, il importe de répondre à d'autres interrogations plus importantes pour les citoyens, notamment les conséquences du libéralisme ou de la « guerre fiscale » entre Etats membres. Nigel Farage (IND/DEM) demande que tout le monde respecte les référendums français et néerlandais et que l'on « cesse de se comporter comme un bulldozer » pour sauver une Constitution « morte ». Jean-Marie Le Pen (ITS) regrette que « la Constitution, pourtant rejetée massivement par deux peuples en 2005, va être remise sur les rails au mépris de la démocratie ». Les citoyens « ont rejeté cette partie institutionnelle que l'on veut aujourd'hui nous refiler en douce, à savoir le ministre unique des Affaires étrangères qui, s'il avait existé, nous aurait tous impliqués dans la guerre d'Irak », a-t-il dit. (hb)

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