Bruxelles, 22/05/2007 (Agence Europe) - Un financement public fiable et transparent pour les gestionnaires du secteur ferroviaire est la condition sine qua non d'une augmentation de la qualité des services ferroviaires de fret et de voyageurs, affirment le CER (Communauté des chemins de fer européens et des compagnies d'infrastructure) et l'Association des gestionnaires de l'infrastructure du rail européen (EIM) dans un communiqué conjoint diffusé lundi 21 mai et rendant compte du troisième Sommet européen organisé par ces deux associations le 16 mai à Vienne.
Les directeurs des principales compagnies ferroviaires d'Europe, réunis à cette occasion avec des représentants de la Commission comme Karel Vinck, le coordinateur de l'ERTMS (système de gestion du trafic ferroviaire) et Jonathan Scheele, chargé des projets de réseaux transeuropéens de transport (RTE-T), ont souligné l'importance des contrats pluriannuels conclus entre l'Etat et le secteur du rail. D'une durée minimale de trois ans, ces contrats à long terme - ils n'existent qu'en Espagne - permettraient des investissements plus importants dans le renouvellement du matériel roulant ou dans l'infrastructure. La réunion a aussi mis en évidence le lien existant entre le niveau des charges imposées par les gestionnaires d'infrastructure aux transporteurs et le niveau des garanties d'investissement accordées par l'Etat. Plus ce niveau est bas ou instable, plus les charges imposées par les gestionnaires d'infrastructure sont élevées. D'après la CER, cette situation prévaut surtout en Europe centrale et orientale où le secteur public ne prend aucun engagement par rapport aux investissements futurs, ce qui fait croître les charges imposées par les gestionnaires, surtout sur le transport ferroviaire de fret, diminuant ainsi sa compétitivité. Dans le communiqué publié, Jan Komarek, le vice-président de la CER et le directeur général de la compagnie d'infrastructure tchèque SZDC, a donc appelé les gouvernements d'Europe centrale et orientale « à ne pas laisser les gestionnaires d'infrastructure seuls, mais à leur fournir des moyens afin qu'ils puissent améliorer leur réseau et de ce fait aider les chemins de fer à gagner la bataille du partage du marché avec le secteur routier ». (aby)