22/05/2007 (Agence Europe) - Dans le numéro de printemps de la revue trimestrielle Affari Esteri (Largo Fontanella Borghese 19, I-00186 Rome), Pietro Calamia, ancien Représentant permanent italien auprès de l'UE, plaide une fois de plus pour une sortie de l'impasse sur le Traité constitutionnel européen qui ne compromette pas les grandes avancées de ce texte, tout en évitant de donner de faux signaux aux peuples français et néerlandais qui l'ont rejeté. Ces peuples n'ont pas, par leur « non », demandé de renoncer à des progrès comme ceux obtenus, par exemple, sur le système de vote au Conseil de l'UE, argumente l'ambassadeur Calamia, qui note: « On imagine difficilement que les citoyens s'intéressent à des réponses juridiques à leurs préoccupations (qui sont réelles) ; les citoyens s'intéressent aux engagements politiques. Et la voie des déclarations interprétatives et des protocoles additionnels pourrait être la plus adaptée pour donner ces réponses ». Ce qui correspond au message politique des vingt pays réunis le 26 janvier dernier à Madrid, remarque M. Calamia. L'approche esquissée par le Président italien Giorgio Napolitano le 14 février au Parlement européen (EUROPE n° 9366) est parfaitement en ligne avec les conclusions de Madrid, ajoute-t-il: « la solidité d'une plate-forme partant d'un texte déjà ratifié à très très large majorité, améliorable par des ajouts et des interprétations sur certains aspects » qui suscitent l'inquiétude des citoyens. (mg)