Luxembourg, 23/04/2007 (Agence Europe) - Comme nous l'avions annoncé (EUROPE 9409), le Conseil « Relations extérieures » a décidé lundi à Luxembourg d'élargir la liste (définie par la position commune du 19 février 2007) des responsables du Zimbabwe interdites de visa. Dans des conclusions, les ministres des Affaires étrangères soulignent que les sanctions prises jusqu'ici par l'UE (interdiction de visa, gel des avoirs et embargo sur les armes) visent « exclusivement les personnalités de premier plan responsables de la crise de la gouvernance et des violations des droits de l'homme au Zimbabwe ». Les ministres ont aussi exprimé leur « vive préoccupation » face à la détérioration rapide de la situation politique, économique et en matière de droits de l'homme au Zimbabwe, en particulier la répression violente exercée contre l'opposition. Le Conseil demande instamment au gouvernement zimbabwéen de respecter les engagements et les approches propres à l'Afrique, notamment le « Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique » (NEPAD) et la charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance, qui a été adoptée récemment. Il salue aussi le fait que la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) ait tenu récemment un sommet extraordinaire à Dar es Salam et pris une initiative en vue de résoudre cette crise. « Le Conseil se tient prêt à soutenir l'initiative de la SADC si la demande lui en est faite », lit-on dans les conclusions de lundi. Les ministres ont aussi réaffirmé la solidarité de l'UE avec le peuple du Zimbabwe, et souligné que l'UE continuera à contribuer aux opérations humanitaires et aux projets qui bénéficient directement à la population. (hb)