Luxembourg, 23/04/2007 (Agence Europe) - Dans des conclusions adoptées lundi, le Conseil se félicite de la décision de renforcer le dialogue politique entre l'UE et l'Asie centrale. Suite à la réunion de la Troïka de l'UE avec cinq pays d'Asie centrale (Kazakhstan, République kirghize, Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan), le 28 mars à Astana (EUROPE n° 9397), les Vingt-sept ont décidé d'intensifier leur coopération « sur une base individuelle et régionale ». Pour Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères, qui présidait le Conseil, « les Européens ont du rattrapage à faire » dans cette région où Russes, Chinois, Japonais, Turcs et Américains sont déjà présents. « L'importance de la région dépasse les questions économiques », a néanmoins précisé M. Steinmeier devant la presse, insistant sur le rôle important que peuvent jouer ces pays dans la lutte contre le narco trafic ou les extrémismes religieux. Côté européen, « la défense du pluralisme et des droits de l'Homme nous tient à cœur », a-t-il ajouté avant d'indiquer que les initiatives dans le domaine de la santé et de la formation seront prioritaires, mais que « bien sûr nous renforcerons le dialogue sur l'énergie ». Au terme d'un premier échange de vues, les ministres ont arrêté les thèmes qui seront couverts par le projet de stratégie de l'UE avec les pays d'Asie centrale, qui doit être adopté par le Conseil européen en juin prochain, à savoir: l'Etat de droit, les droits de l'Homme et la démocratisation, l'éducation, l'énergie et les transports, l'environnement, le commerce et la coopération en matière de développement économique, ainsi que les défis en matière de sécurité régionale, comme la gestion des frontières ou la lutte contre le trafic de drogues et la criminalité organisée.
Les conclusions mentionnent par ailleurs certaines questions individuelles. Le Conseil espère ainsi que le dialogue sur les droits de l'Homme entre l'UE et l'Ouzbékistan pourra débuter « dans les plus brefs délais ». Les ministres n'ont toutefois pas eu d'échange sur le renouvellement ou non des sanctions à l'encontre de l'Ouzbékistan, un point qui sera tranché en mai. Le Conseil prend aussi acte des premières mesures prises par le gouvernement turkmène en vue de réformer les systèmes éducatif et social, et insiste pour que le gouvernement kirghize s'engage à mener un dialogue politique en vue d'entreprendre les réformes nécessaires au plan constitutionnel, judiciaire et administratif notamment. (ab)