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Bulletin Quotidien Europe N° 9412
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bei/afrique

Le Fonds fiduciaire pour les infrastructures en Afrique est opérationnel avec une mise initiale de 87 millions d'euros de la Commission et 9 Etats membres

Bruxelles, 23/04/2007 (Agence Europe) - Fruit d'une idée conjointe de la Commission européenne et de la Banque européenne d'investissement (BEI), le Fonds fiduciaire pour le développement des infrastructures en Afrique (EUROPE n° 9128) est sur les rails, avec une dotation initiale de 87 millions d'euros de la Commission et des Etats membres volontaires. La Commission, la BEI et neuf Etats membres de l'UE disposés à verser leur obole ont signé, le 23 avril à Bruxelles, le Protocole d'accord marquant la création formelle de cet instrument financier du partenariat Europe-Afrique pour les infrastructures, lancé en juillet 2006, avec l'ambition de doter l'Afrique de grands réseaux d'infrastructures dont l'absence freine considérablement la croissance économique, le développement humain et social durable du continent africain (EUROPE n° 9232).

Au cours de la cérémonie de signature qui a réuni le Commissaire au Développement, Louis Michel,le Président de la BEI, Philippe Maystadt, les représentants des Etats membres concernés (Allemagne Autriche, Belgique, Espagne, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Pays-Bas) et Moss Lenga, Secrétaire général faisant fonction du groupe ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique), tous se sont félicités de la rapidité avec laquelle s'est concrétisée une idée, lancée il y a moins d'un an.

Pour sa phase de démarrage 2006-2007, le Fonds fiduciaire peut compter sur 27 millions d'euros de la part des Etats membres, 60 millions sur les ressources du Fonds européen de développement (FED). Ces ressources s'adosseront aux 260 millions d'euros mis à disposition par la BEI sous la forme de prêts, a souligné Louis Michel. Le Commissaire a insisté sur la « double signification politique de cette initiative » qui, d'une part, s'inscrit dans le droit fil du consensus européen sur la politique de développement traduisant la volonté des Etats membres et de la Commission « d'agir davantage collectivement sur le terrain » et, d'autre part, répond aux priorités définies par l'Union africaine et le NEPAD « pour vertébrer l'Afrique avec de grands réseaux d'infrastructures de transports, d'énergie, de télécommunications et d'amélioration de la gestion des ressources en eau, essentiels pour sortir des millions de personnes de la trappe de la pauvreté ». Rappelant que la Commission est, de longue date, partenaire de l'Afrique dans le domaine des infrastructures, Louis Michel s'est réjoui de l'avènement d'une coopération entre la Commission, la BEI et les Etats membres, qui mettra à profit « l'expertise et la valeur ajoutée de chacun ». La dotation initiale est, certes, « modeste au vu des besoins gigantesques en financement » (on estime que l'investissement actuel dans les infrastructures en Afrique doit être doublé avec une première augmentation de 8 milliards d'euros par an jusqu'en 2010, passant à 16 milliards d'euros pendant les cinq années suivantes). Aussi le Commissaire espère-t-il l'augmentation substantielle des ressources provenant des Etats membres et du 10ème FED pour la phase de décollage en 2007.

« Nous partageons la vision du NEPAD selon laquelle la réalisation d'infrastructures transfrontières aura un impact significatif sur la qualité de la vie des populations africaines », a déclaré Philippe Maystadt, ravi d'annoncer que les premiers financements iront au projet de câble sous-marin pour l'Afrique orientale qui, par 10 000 kilomètres de câble le long de la côte Est reliera le Soudan à l'Afrique du Sud, et le projet de centrale hydroélectrique de Felou sur le fleuve Sénégal qui approvisionnera en électricité le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. Au nom de la Belgique, le ministre Armand de Decker a annoncé une contribution initiale d'1 million d'euros, l'Espagne a confirmé les 10 millions d'euros annoncés dès juin 2006, l'Allemagne: 1 million d'euros, la France 5 millions, le Luxembourg 1 million, les Pays-Bas: 2 millions pour la première année. L'Autriche, la Grèce et l'Italie n'ont pas cité de chiffre. (an)

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