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Bulletin Quotidien Europe N° 9392
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/jai

La Présidence dénonce la « réalité quotidienne » du racisme et de la discrimination

Bruxelles, 22/03/2007 (Agence Europe) - Le racisme, la xénophobie et la discrimination « restent une réalité quotidienne dans de nombreux pays », a déploré mercredi la Présidence allemande de l'UE à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale. L'UE « condamne fermement toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, d'intolérance et de discrimination, et engage les Etats à adopter des mesures efficaces pour lutter contre les symptômes et les causes du racisme et de la discrimination », et rappelle que la Charte des droits fondamentaux de l'UE, « interdit expressément toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines, la religion ou les convictions, ainsi que sur les opinions et l'orientation sexuelle d'une personne ». En conséquence, l'UE « engage tous les Etats à adopter à cet effet des mesures efficaces, tant au niveau national qu'au niveau international ». Les Nations unies commémorent chaque 21 mars le « massacre de Sharpeville » qui fut perpétré en 1960 par les forces de l'ordre sud-africaines, à travers la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale. Certains députés européens appellent énergiquement les Etats membres à arriver à un compromis sur la proposition de décision-cadre de 2001 sur la lutte contre le racisme et la xénophobie (EUROPE n° 9390). « Alors que la violence liée à la race ou à la religion continue d'augmenter, la législation européenne pour combattre ces phénomènes est bloquée au Conseil depuis cinq ans. Les gouvernements doivent bouger ! », a déclaré la baronne Sarah Ludford (ALDE, Britannique). «Alors que nous célébrons tant l'Année de l'égalité des chances pour tous que le 50ème anniversaire de l'UE (…), les Etats membres de l'UE sous-estiment la nature omniprésente de la discrimination », a déclaré par ailleurs Bashy Quraishy, président du Réseau européen contre le racisme (ENAR). Il s'est dit très déçu par le fait que, bien que la directive sur l'égalité raciale (2000) oblige les Etats membres à informer les citoyens à propos des dispositions de la directive, ceux-ci n'ont pas pris de mesures adéquates afin que leurs citoyens accèdent à leurs droits. Beate Winkler, la directrice de l'Agence européenne des droits fondamentaux nouvellement créée, a ajouté: « Il n'est pas suffisant de faire passer des lois contre la discrimination. Les croyances et attitudes racistes doivent être combattues activement ». Selon l'Agence, seulement un tiers des citoyens européens disent connaître leurs droits s'ils étaient victimes de discriminations et quatre européens sur dix ne savent pas que la discrimination est interdite par la loi. A noter que dans une lettre adressée à la Commission et au Parlement européen, Amnesty International demande que des mesures concrètes soient adoptées pour mettre fin aux discriminations racistes. (bc)

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