login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9360
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/moyen-orient

Angela Merkel réaffirme le rôle de l'UE, les conditions de reprise de l'aide aux Palestiniens et critique Damas et Téhéran - « Volonté commune » de renforcer la coopération avec le CCG

Bruxelles, 06/02/2007 (Agence Europe) - Entre deux réunions du Quartette (le 3 février à Washington et une deuxième dans les prochaines semaines), dans un contexte marqué par l'affirmation de la volonté commune de l'UE, des Etats-Unis, de l'ONU et de la Russie de relancer les pourparlers de paix au Moyen-Orient, la chancelière allemande et actuelle Présidente de l'UE vient d'effectuer une tournée dans les principaux pays arabes de la région (Egypte, Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et Koweït).

Angela Merkel a rappelé samedi 3 février au Caire, première étape de son voyage, les conditions préalables à la reprise de l'aide financière aux Palestiniens. « Le développement économique des Territoires palestiniens est une étape vitale. Pour que nous puissions y parvenir, il faut respecter les conditions internationales sur l'existence d'Israël, le renoncement à la violence et la reconnaissance des accords internationaux », a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse conjointe avec le président Hosni Moubarak. Celui-ci a affirmé: «Nous travaillons à (la formation d'un) gouvernement d'union nationale » palestinien. La situation, qui résulte d'un « problème entre les Palestiniens eux-mêmes », fait qu'il « n'est pas possible que la partie palestinienne s'assoit autour d'une table avec la partie israélienne alors qu'ils (les Palestiniens) ne sont pas d'accord entre eux», a déclaré M. Moubarak. Mme Merkel s'est également entretenue avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, lequel a « invité les Européens à jouer un rôle important dans la résolution du conflit » dans la région. Il a aussi demandé à l'UE de faire pression sur les Américains pour qu'ils s'impliquent davantage dans le Quartette, selon une source gouvernementale allemande citée par la presse. Avant de quitter la capitale égyptienne, Mme Merkel a rencontré l'imam d'Al-Azhar, Mohammed Sayyed Tantaoui, la plus haute autorité de l'islam sunnite.

A Ryadh, comme dans les autres pays du Golfe, la chancelière a évoqué les conditions de la reprise de l'aide aux Palestiniens et, de manière générale, les efforts vers un règlement de paix affirmant que l'Allemagne a fait de l'avancée de la paix dans la région un objectif des six mois de présidence de l'UE. Les entretiens ont également porté sur la situation en Irak et les rôles que jouent dans la région la Syrie et l'Iran, deux pays qu'elle a critiqués dans un discours à Abou Dhabi: « Il y a des forces, dans la région et ailleurs, qui ne veulent pas » que les efforts de paix soient couronnés de succès, a-t-elle dit. Elle a pointé du doigt aussi bien les dangers du programme nucléaire iranien que le rôle joué par Téhéran au Liban. La Syrie « n'a pas saisi l'occasion de jouer un rôle constructif », estime Angela Merkel. Une mesure que la Syrie pourrait prendre serait, par exemple, de reconnaître le Liban sur le plan diplomatique, a-t-elle affirmé.

Accord de libre-échange UE-CCG

Durant sa visite à Riyadh, Mme Merkel a aussi évoqué avec le secrétaire général du CCG (Conseil de coopération des six pays du Golfe), Abderrahman el-Attiyah, les perspectives de la coopération économique et commerciale, notamment la conclusion d'un accord de libre-échange sur lequel les négociations seraient près d'être achevées. Elle a noté la « volonté commune » de progresser dans cette voie en rappelant le rendez-vous d'avril prochain, quand aura lieu la prochaine réunion du Conseil conjoint de coopération. A cette occasion, M. Abderrahman el-Attiyah devra aussi rencontrer le Commissaire au Commerce, Peter Mandelson. (fb)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES