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Bulletin Quotidien Europe N° 9360
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Comment améliorer les régimes de certification des produits agricoles ?

Bruxelles, 06/02/2007 (Agence Europe) - L'avenir des régimes de certification de la qualité, leur fonctionnement dans le marché intérieur ainsi que leur potentiel et bénéfices ont été évalués et discutés par les parties intéressées et les experts concernés lors de la conférence intitulée «Food Quality Certification - Adding Value to Farm Produce», qui s'est tenue à Bruxelles les 5 et 6 février. La conférence, qui a rassemblé des intervenants et des représentants de toutes les parties intéressées, faisait suite au projet pilote «Systèmes de qualité au sein de la chaîne agro-alimentaire» mené pendant deux ans par le Centre commun de recherche (CCR).

«Les productions de qualité sont une priorité pour la Commission, qui y voit le moyen d'assurer l'avenir de l'agriculture européenne et la promotion du développement rural», a déclaré Mariann Fischer Boel, la Commissaire européenne à l'Agriculture, avant d'ajouter: « Les labels de qualité sont un bon outil de promotion de la qualité, à condition toutefois que l'on sache bien ce qu'ils représentent. Tout citoyen doit pouvoir en connaître la signification ». Dans un communiqué, la Commission rappelle que les normes appliquées par l'Union européenne aux produits alimentaires commercialisés comptent parmi les plus strictes du monde. Qu'ils soient originaires de l'Union ou importés, tous les produits alimentaires répondent à des normes draconiennes d'hygiène et de sécurité. En outre, les agriculteurs et les producteurs de l'Union européenne sont tenus d'observer des règles très précises en matière de bien-être des animaux, de protection de l'environnement, de main-d'oeuvre et d'emploi. Le respect de ces règles coûte cher aux exploitants, qui, souvent, ne reçoivent pas pour leurs produits un prix plus élevé que leurs homologues implantés en dehors de l'Union. Pour Mariann Fischer Boel, « un système d'étiquetage européen ou un logo européen pourraient transmettre de manière plus efficace le message sur la qualité des produits alimentaires de l'UE», mais la Commissaire reconnaît avoir encore « beaucoup de questions à cet égard » et savoir « que beaucoup des parties intéressées sont sceptiques ». Aussi le communiqué de la Commission souligne-t-il qu'il est nécessaire d'analyser de manière plus approfondie comment un logo européen pourrait concrètement être utilisé.

Grâce aux régimes de certification les agriculteurs peuvent améliorer la communication avec les consommateurs sur les denrées alimentaires. Les meilleurs de ces régimes peuvent ouvrir aux agriculteurs des marchés vitaux, aider les consommateurs à faire des choix informés et permettre aux zones rurales de conserver une plus grande part de la valeur ajoutée. Toutefois, il y a des préoccupations à l'égard de l'évolution de certains régimes, poursuit le communiqué. Les agriculteurs se plaignent des contrôles redondants et des coûts de participation élevés. La Commission encourage les opérateurs des systèmes de qualité à utiliser des critères de référence (benchmarking), à promouvoir la reconnaissance mutuelle et à réduire les doubles emplois en matière d'audit et de contrôle. Les agriculteurs et les premiers transformateurs, devraient participer à l'élaboration des régimes de certification - ou même en devenir les propriétaires.

Il importe par ailleurs de répondre à d'autres préoccupations, qui concernent « le risque d'entraves à la libre circulation sur le marché intérieur ainsi que les difficultés causées aux exportateurs des pays en développement », note la Commission dans son communiqué. Certains observateurs s'étonneront sans doute de voir qu'un logo apposé sur un produit puisse être de nature à constituer une « entrave à la libre circulation » ou porter préjudice aux exportateurs de pays tiers. Cela n'empêche pas le communiqué de poursuivre: « Il appartient aux autorités des États membres et à la Commission d'assurer le respect des règles régissant le marché intérieur et d'empêcher tout abus de position dominante ainsi que toute entente illicite. Il conviendrait également que les exploitants agricoles et autres intervenants des pays en développement soient associés à l'élaboration des régimes ayant une incidence sur les importations. L'assistance technique devrait être fournie dans le cadre des programmes d'aide au développement ».

Enfin, lors de la conférence, il a été convenu qu'il est nécessaire de poursuivre les recherches sur les aspects économiques des régimes de qualité alimentaire, en particulier sur leur impact au niveau des revenus agricoles et du développement rural. (oj)

De plus amples informations peuvent être trouvées sur les sites suivants: http: //ec.europa.eu/agriculture/events/qualityconference/index_en.htm; http: //foodqualityschemes.jrc.es

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