Bruxelles, 11/01/2007 (Agence Europe) - Les dirigeants de grands groupes industriels, européens et non européens, engagés dans la lutte contre le changement climatique, ont lancé, le 11 janvier à Bruxelles, avec José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, leur initiative dite «3 C » pour Combat Climate Change (lutter contre le changement climatique). L'objectif de cette initiative à laquelle se sont déjà ralliés une quinzaine de grands groupes - ABB, Alstom, Bayer, Duke Energy, Endesa, Enel, EnBW, E.ON, Eskom, General Electric, Norske Skog, NRG Energy, PG&E Corporation, Siemens, Suez, Wallenius Line, Vattenfall - est de former un mouvement d'opinion à l'échelle globale pour exiger du monde des affaires l'intégration des questions climatiques dans les marchés et les échanges commerciaux. Outre l'engagement qu'ils ont pris conjointement d'établir une feuille de route vers l'établissement d'une société à faible teneur en carbone, ces chefs d'entreprise sont tous d'accord sur les principes suivants: une solution globale s'impose, tout comme un objectif global pour limiter le changement climatique ; les émissions de gaz à effet de serre doivent avoir un prix global ; une combinaison bien conçue d'actions à court et moyen terme est nécessaire ; aucune option ne devrait être exclue ; il faut établir un marché global des émissions ; les pays développés doivent ouvrir la voie, et les pays en développement leur emboîter le pas dès qu'ils seront en mesure de le faire ; une répartition des efforts juste et durable doit être réalisée, au niveau global.
La rencontre entre M. Barroso et ces dirigeants d'entreprise, au lendemain de la présentation du « paquet énergie et changement climatique » (EUROPE n° 9341), a permis au Président de la Commission de faire valoir que, si la lutte contre le changement climatique constitue un défi, elle constitue aussi une opportunité pour le monde des affaires, la création de nouveaux emplois et l'amélioration de l'efficacité énergétique. M. Barroso a estimé que des initiatives telles que celle des « 3 C » sont un « signal important pour une approche internationale car elles peuvent lier des industries de différentes régions du monde par un engagement international, et réduire ainsi les risques de distorsion de la concurrence ».
Fulvio Conti de Enel a dit sa conviction que « toutes les options technologiques devraient être développées tant pour combattre le changement climatique que pour accroître la sécurité de l'approvisionnement énergétique. Les gouvernements, les producteurs et les utilisateurs doivent être ouverts à de nouvelles solutions et à l'innovation technologique ». Et de citer à titre d'exemple les investissements de son groupe dans les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la technologie de séquestration du carbone. (an)