Bruxelles, 11/01/2007 (Agence Europe) - A l'issue d'une réunion du Groupe d'approvisionnement en pétrole convoqué jeudi pour évaluer l'impact sur le marché communautaire de la rupture d'approvisionnement de pétrole russe en début de semaine (EUROPE n° 9339 et 9340), le Commissaire à l'Energie Andris Piebalgs, le secrétaire d'Etat allemand à l'Economie et président du Conseil Energie, Joachim Wuermeling, et le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Claude Mandil, ont blâmé sans ménagement devant la presse l'attitude de Minsk et Moscou. « La Russie a terni sa réputation de fournisseur fiable », n'a pas hésité à dire M. Mandil. Jugeant inacceptable d'avoir été ainsi pris en otage pour une querelle sur les droits de passage et le prix du pétrole russe livré au Bélarus, M. Wuermeling a estimé que « les choses n'auraient jamais dû dégénérer à ce point ». « La Russie et le Bélarus sont des nations responsables mais leur statut de partenaire fiable et crédible a beaucoup souffert », a-t-il poursuivi, avant d'ajouter: « Les consommateurs européens n'ont pas à payer le prix quand d'autres décident de fermer le robinet. Nous sommes des pourvoyeurs de devises et nous n'acceptons pas d'être le dindon de la farce ». M. Piebalgs a pour sa part indiqué que n'étant pas partie à cette querelle bilatérale, l'Union ne cherchait pas à juger « qui sont les bons et les mauvais dans l'affaire ». « Tout ce que nous voulons, c'est la garantie de notre approvisionnement », a ajouté le Commissaire, indiquant que la Présidence allemande et la Commission réfléchissent au message à passer à Moscou et Minsk, via une lettre qui sera conjointement adressée aux capitales dans les jours prochains. A première vue, les conséquences des ruptures d'approvisionnement en pétrole ont été très limitées grâce à la suffisance des stocks stratégiques allemands et polonais, ont assuré MM. Piebalgs et Mandil. (eh)