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Bulletin Quotidien Europe N° 9320
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/economie

Pervenche Berès appelle l'Europe à aller de l'avant en matière économique et financière

Bruxelles, 04/12/2006 (Agence Europe) - Désigné pour un second mandat à la tête de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a été « reconduit dans un terrain vague », a déploré Pervenche Berès, qui s'exprimait le 30 novembre devant quelques journalistes. La socialiste française a aussi rejoint la position du Commissaire Almunia, qui avait constaté dans le quotidien français Le Monde du même jour: « Il n'y a pas de capacité de décision suffisante des responsables de la zone euro au sein de l'Eurogroupe ». Pour la présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement, « la coordination des politiques économiques, tout le monde en parle, mais personne ne veut la faire ». Autre sujet de préoccupation, les « hedge funds » sont aussi un domaine où l'Europe devrait aller de l'avant, selon elle.

Ce qui se passe aujourd'hui sur l'euro est « un test », observe également Mme Berès, qui ne voit néanmoins « pas de capacité ou de volonté de parler en commun » sur la valeur extérieure de la devise. Or, « le jour où il y aura un décrochage entre le dollar et le yuan chinois, c'est l'euro qui paiera », prévient-elle. Une chose est sûre: il y a un besoin de dialogue élaboré avec la Banque centrale européenne (BCE) et des ponts qui n'existent pas de manière suffisante aujourd'hui doivent être établis. Et de rappeler les orientations du Parlement contenues dans son propre rapport sur la BCE (EUROPE n° 9295) et les attentes plus générales du Président de l'Eurogroupe pour son second mandat (EUROPE n° 9312).

Selon Mme Berès, « l'Europe peut intervenir » dans le domaine des fonds alternatifs (« hedge funds ») afin de « proposer quelque chose à l'échelon international ». Elle est déjà « le bon élève » dans le secteur bancaire avec la directive « Bâle II » et le projet « Solvabilité II » pour les assurances (voir EUROPE n°9038 et 9070), explique-t-elle. La députée est très critique vis-à-vis de l'attitude de Charlie McCreevy, Commissaire européen en charge du marché intérieur, pour qui ces fonds sont déjà suffisamment régulés aux niveaux national et européen (voir EUROPE n°9308). Le groupe de travail spécifique mis en place par la Commission - et auquel n'ont participé que des représentants de l'industrie - pouvait-il faire autrement que recommander de ne pas légiférer au niveau européen ? a-t-elle ironisé. Or, la socialiste française remarque que « les acteurs commencent à bouger »: des discussions ont lieu au Congrès américain et à la Bundesbank allemande, ainsi que devant la commission des affaires économiques et monétaires (EUROPE n°9295) où même Jean-Claude Trichet a vu dans les hedge funds un « risque pour la stabilité financière », nécessitant une action globale.

Les questions importantes sont les suivantes: quels sont les mouvements des hedge funds ? Quels risques prennent-ils et font-ils peser sur les marchés ? Comment influencent-ils les mouvements de concentration notamment des places boursières ? a rappelé Mme Berès, en indiquant que le Parti socialiste européen (PSE) a mis sur pied un groupe de travail sur les fonds alternatifs et les fonds de capital investissement (« private equity ») et rendra un rapport en « février » 2007. Le sujet reviendra également à l'ordre du jour lorsque le PE donnera son avis sur les suites du plan d'action sur les services financiers (PASF) et sur l'évolution de la supervision dans ce domaine. (ab/mb)

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