Bruxelles, 12/10/2006 (Agence Europe) - Le Parlement européen a demandé, le 12 octobre, la mise en place de mesures immédiates et à plus long terme destinées à sortir de la crise actuelle le secteur des fruits à baies (fraises, groseilles, framboises) et des cerises destinés à la transformation.
En adoptant une résolution déposée par sa commission de l'agriculture, le PE invite la Commission européenne à mettre en place immédiatement des aides à la formation et à l'amélioration de l'infrastructure de commercialisation en faveur du secteur européen des fruits à baies et des cerises. Il demande aussi que ce secteur soit rendu éligible aux soutiens accordés par l'UE pour la transformation des tomates, poires, pêches et agrumes. Selon les parlementaires, les producteurs dans les nouveaux Etats membres devraient recevoir une aide accrue pour la constitution et la gestion des groupements de producteurs. En outre, ils préconisent une aide financière pour la suppression des anciennes plantations de fruits à baies et de cerises en cas d'offre excédentaire prolongée.
Le Parlement demande aussi une simplification des règles pour faciliter les subventions aux producteurs de fruits à baies et de cerises qui se retrouveraient en crise à cause d'intempéries ou de sécheresse. La Commission est invitée, dans la cadre de la réforme de l'organisation commune des marchés dans le secteur des fruits et légumes, à mettre en place une indemnité pour les producteurs de fruits à baies et de cerises qui acceptent de renoncer à la commercialisation des récoltes en cas d'offre excédentaire sur le marché. Le PE se prononce en faveur de l'introduction d'un système d'étiquetage indiquant le pays d'origine des produits agricoles entrant dans la composition des produits transformés. Les parlementaires demandent à la Pologne de mettre fin au traitement fiscal pénalisant les groupes de producteurs, afin d'inciter les producteurs à constituer des associations pour la vente de leurs produits et de leur permettre de bénéficier pleinement des aides communautaires.
La Commission est invitée à prendre immédiatement des mesures pour limiter les importations « excessives de fruits à baies de pays tiers » et à réfléchir à la création d'un mécanisme d'accès conditionnel au marché « qui subordonne les importations de produits en provenance de pays tiers au respect, lors de leur production, de normes environnementales et sociales correspondant à celles qui sont en vigueur dans l'UE ». Ce mécanisme permettrait, en cas de violation des normes, de frapper d'un prélèvement les importations « afin de protéger les producteurs européens contre le dumping ». La Commission devrait aussi, selon les parlementaires, faire en sorte que des clauses de sauvegarde spéciales et un régime du prix d'entrée puissent s'appliquer aux fruits à baies. (lc)