Bruxelles, 02/10/2006 (Agence Europe) - Une mission de la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures du Parlement européen, qui doit se rendre en Algérie du 15 au 17 octobre pour s'informer du fonctionnement des consulats européens dans ce pays préalablement à la mise en place d'un système coordonné européen d'octroi de visas européens est pour l'instant suspendue à une demande de clarification adressée aux autorités algériennes. La délégation est formée de Henrik Lax (ALDE) rapporteur sur le thème de la politique des visas, Boguslaw Sonik (PPE-DE, Pologne), Giusto Catania (GUE-NGL, Italie) et Patrick Gaubert (PPE-DE, France). Ce dernier a obtenu de la commission parlementaire la suspension de la mission.
Il « proteste » contre « les conditions d'entrée en Algérie ». Il affirme, dans un communiqué, que les visas d'entrée n'y sont pas accordés aux détenteurs de passeports portant « mention de visa israélien ». Le député, qui est également membre de la délégation parlementaire Europe-Israël, a adressé une lettre au président Borrell dans laquelle il a, indique-t-il, « officiellement protesté contre cet état de fait » et il affirme qu'il « refuse de se rendre » en Algérie. Il « demande que l'Union européenne et le Parlement européen en particulier se prononcent clairement contre de telles pratiques discriminatoires ».
De source algérienne, ces affirmations sont jugées étonnantes car il aurait été clairement indiqué au service du protocole du Parlement qu'il n'y a aucune exigence de cette nature. Pour les Algériens, l'explication serait qu'il y a soit une « opération de désinformation » de la part du protocole du PE soit une pure manipulation médiatique du parlementaire qui le valoriserait en Israël, d'autant qu'aucune demande de visas n'aurait été déposée auprès des services diplomatiques algériens.