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Bulletin Quotidien Europe N° 9200
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/energie/statistiques

L'état des lieux du marche de l'électricité fin 2004 dresse par Eurostat met en évidence la croissance de l'énergie éolienne et l'ouverture effective du marche

Bruxelles, 29/05/2006 (Agence Europe) - Selon Eurostat, la capacité totale de production d'électricité dans l'Union à 25 a atteint près de 704 gigawatts en 2004, soit une progression de plus de 6% par rapport à 2000. Sur la même période, la puissance installée des éoliennes, qui représente plus de la moitié de la puissance nouvellement créée, a progressé de 154%. Néanmoins, comptant pour 58% de la puissance installée en 2004, les centrales thermiques classiques brûlant des combustibles fossiles occupent toujours une position dominante dans l'Union, devant les centrales nucléaires (19%), les centrales hydroélectriques (18%) et les éoliennes (moins de 5%). En 2004, près de la moitié de la puissance thermique classique était installée en Allemagne (19%), au Royaume-Uni (16%) et en Italie (14%) tandis que la moitié environ de la capacité nucléaire de l'Union se trouvait en France. Avec des parts s'élevant respectivement à 20%, 16% et 14%, la France, l'Italie et l'Espagne contribuaient pour la moitié à la puissance hydroélectrique de l'Union, alors que la moitié de la capacité éolienne était installée en Allemagne, près d'un quart en Espagne et 10% au Danemark. En termes de contribution à la production d'électricité, les centrales thermiques classiques couvraient l'ensemble de la production à Chypre et à Malte, la quasi-totalité en Estonie et plus de 90% de la production aux Pays-Bas et en Pologne, tandis que la part des centrales hydrauliques dans la puissance installée en Lettonie et en Autriche atteignait respectivement 71% et 63%. L'énergie éolienne jouait pour sa part un rôle significatif au Danemark (23% de la production totale d'électricité) et Allemagne (13%) et en Espagne (12%).

L'état des lieux statistique du marché de l'électricité de l'Union réalisé par Eurostat souligne par ailleurs que, si les réseaux de distribution électrique de l'Union étaient relativement bien interconnectés - excepté à Malte et à Chypre - fin 2004 le commerce transfrontalier restait toutefois limité par la capacité de transport des interconnexions. Fin 2004, les principaux exportateurs net étaient la France (62 040 GWh) et la République tchèque (15 717 GWh) et les principaux importateurs net l'Italie (45 635 GWh) et les Pays-Bas (16 217 Gwh).

Enfin, en septembre 2005, dix Etats membres (Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Pays-Bas, Portugal, Suède et Royaume-Uni) avaient totalement ouvert leur marché de l'électricité à la concurrence. Dans la majorité des autres pays, les marchés étaient ouverts pour les entreprises, et plus de 460 entreprises de production d'électricité étaient en activité dans l'Union à 25. La République tchèque, l'Estonie, la Lettonie, la Grèce, la France, Chypre, le Luxembourg, Malte et la Slovaquie ne disposaient chacun que d'une entreprise de grande capacité productrice d'électricité (produisant au moins 5% de l'électricité du pays) tandis que l'Allemagne, l'Autriche, la Pologne et la Finlande disposaient chacune de cinq entreprises de grande capacité et le Royaume-Uni de sept. Pour la vente au détail, l'Union enregistrait en 2004 plus de 2 900 distributeurs: l'Allemagne en comptait 940 (dont 4 gros fournisseurs vendaient chacun au moins 5% de l'électricité totale dans le pays), la France 166 (1 gros fournisseur), la Pologne 202 (5), la République tchèque 238 (8), l'Espagne 315 (3) et l'Italie 400 (1).

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