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Bulletin Quotidien Europe N° 9200
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/jai/belarus

Le leader d'opposition bélarusse appelle l'UE à revoir sa politique de visas

Paris, 29/05/2006 (Agence Europe) - Le leader de l'opposition Bélarusse Alexander Milinkevitch a demandé à l'Union européenne de diminuer le prix des visas pour les ressortissants de son pays voulant entrer dans l'espace Schengen. « Je demande à l'UE que les prix des visas diminuent pour que les gens et surtout les jeunes aient une chance de se rendre dans un pays démocratique », a déclaré le 26 mai à Paris M. Milinkevitch qui était invité à participer à la session de printemps de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN. L'UE avait décidé fin avril que le prix des visas d'entrée dans l'espace Schengen passerait de 35 à 60 euros à partir du 1er janvier 2007, en raison notamment de l'introduction d'éléments biométriques (empreintes digitales, photos numérisées) dans les documents de voyage (EUROPE n°9181). M. Milinkevitch a précisé que ses préoccupations concernaient directement la Pologne la Lituanie et la Lettonie, toutes trois frontalières du Bélarus et souhaitant intégrer l'espace Schengen d'ici la fin 2007. « Si l'UE nous impose cette augmentation, c'est un cadeau fait à Loukachenko », a-t-il indiqué, invitant l'ensemble des forces démocratiques à résister à la construction d'un « véritable Mur de Berlin » se dressant entre le Bélarus et le reste de l'Europe. Il a également sollicité l'aide de l'UE pour qu'elle accueille les étudiants qui ont été renvoyés des universités après les manifestations, ainsi que les sans emplois. Il a toutefois tenu à rassurer ses voisins en disant qu'une émigration massive des travailleurs bélarusses en Europe « ne risque pas de se produire », au regard de l'histoire du pays. M. Milinkevitch a par ailleurs demandé aux pays démocratiques d'aider son pays dans les domaines de l'information libre (radios, télévision par satellite), insistant sur le fait que « même la télévision russe n'est pas disponible chez nous ». M. Milinkevitch a, par ailleurs, regretté qu' « aucun élu démocratique ne risque de passer » lors des élections locales de la fin d'année 2006 et des élections législatives prévues pour l'an prochain, puisque tous les représentants sont en réalité « nommés » par le pouvoir en place. Répondant à EUROPE, M. Milinkevitch a conclu en disant que « peut-être qu'un jour il faudra prendre les administrations », à l'image de ce qui s'est passé dans les autres ex-républiques soviétiques.

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