Bruxelles, 08/02/2006 (Agence Europe) - Pasquale Pistorio, vice-président de Confindustria, a présenté la semaine dernière, lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles, un document intitulé « L'Italia vista dall'Europa - Vers les buts de Lisbonne: les résultats de l'Italie » dans lequel le patronat italien, comme il l'indique dans un communiqué, « met volontairement en exergue des éléments de faiblesse du « système Italie » afin de (…) favoriser (….) chez tous les acteurs, publics et privés une prise de conscience de l'urgente nécessité d'agir ». Sur un plan général, le document déplore qu'en 2005 la position de l'Italie, « sur la base des indicateurs économiques utilisés par la Commission européenne dans son rapport annuel sur la réalisation des objectifs de Lisbonne, ne se soit pas améliorée » par rapport à 2004. Ainsi, l'Italie se trouve encore, sur la base de ces indicateurs, dans le groupe de pays qui ont obtenu des résultats insuffisants et seulement quelques progrès, avant la Grèce, la Hongrie et Malte, mais derrière l'Espagne, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie et Chypre (selon le rapport, les meilleurs résultats sont obtenus par Suède, Irlande, Danemark, Pays-Bas, République tchèque, Finlande et Autriche, alors que les grandes économies allemande, française et britannique sont dans une position moyenne). Point positif, la baisse du taux de chômage (7,7%, contre une moyenne de 8,7% dans l'UE), alors que Confindustria s'inquiète d'autres données, comme celles sur: les investissements en recherche et développement (1,14% du PIB contre une moyenne de 1,92% dans l'UE), nombre de brevets (74,7 pour un million d'habitants, plus qu' Espagne et Pologne, mais à comparer à une moyenne de 133,6 dans l'UE et 311,5 en Suède, 310,9 en Finlande et 301 en Allemagne), le coût des services financiers (depuis 1996, augmentation de plus de 82%, par rapport à 17% en France et 27% en Allemagne, et à une baisse de 23% au Royaume-Uni).