Bruxelles, 08/02/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne a ouvert une enquête sur le régime grec de financement du plan de préretraite de l'Office hellénique des télécommunications (OTE). Ce régime de préretraite volontaire était beaucoup plus onéreux que les indemnités de licenciement proposées dans le secteur privé, en raison du statut particulier des employés de l'OTE, proche de celui des fonctionnaires. La Grèce participe à hauteur de 360 millions d'euros (soit 4% de ses actions dans OTE) dans le fonds de pension, qui concerne environ 5 500 employés (près d'un tiers des effectifs complets de l'OTE) et dont le coût s'élève à environ 1 milliard d'euros. Alors que les autorités grecques estiment qu'il ne s'agit pas d'une aide d'État, la Commission doute que la contribution grecque se limite à ce qui est nécessaire pour libérer l'OTE de surcoûts allégués en raison du coût de la main-d'oeuvre. L'OTE peut aussi, selon la Commission, avoir bénéficié d'autres avantages, en étant notamment exemptée du versement d'indemnités de licenciement ou libérée d'obligations au titre des pensions qui neutraliseraient les surcoûts allégués. « La Commission est favorable aux mesures qui aident les anciens monopoleurs à s'adapter à un environnement de marché libéralisé, pour autant que ces mesures soient limitées à ce qui est nécessaire pour créer des conditions véritablement équitables », commente dans un communiqué Neelie Kroes.