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Bulletin Quotidien Europe N° 9087
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/perspectives financieres

Les Etats membres évitent un nouveau débat, dans l'attente de la nouvelle proposition britannique

Bruxelles, 12/12/2005 (Agence Europe) - Réunis pour la dernière fois avant le Sommet, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont jugé inutile, lundi, d'avoir un nouveau débat sur les perspectives financières 2007-2013, en attendant la deuxième proposition de compromis de la Présidence britannique qui devrait être présentée « probablement mercredi ». Les chances d'un accord restent incertaines, et dépendent de la marge de flexibilité que pourra avoir Tony Blair sur le chèque britannique. Lors du Conseil Affaires générales, Jack Straw a seulement indiqué que Londres allait présenter dans les prochains jours des ajustements à sa première proposition de compromis, qui avait été largement critiquée (EUROPE n° 9084). Le débat a duré moins d'une minute, le temps pour certains ministres de souligner la nécessité d'un accord au sommet. Devant la presse,
M. Straw a clairement indiqué que le Royaume Uni, en première ligne sur la question de son chèque, n'entendait pas conclure un accord « à n'importe quel prix ». « Il s'agit de négociations difficiles. La marge de manoeuvre est étroite (…), même si nous souhaitons tous qu'il y ait un accord », a-t-il dit. Devant la presse, le ministre français Philippe Douste-Blazy a répété que « la clé, c'est une réforme durable du rabais britannique ». La France demande une réduction d'environ quinze milliards d'euros sur la période de sept ans, alors que le premier compromis ne propose qu'une diminution de huit milliards. « La France n'est pas là pour dire non à un accord, la France est là pour dire oui, à condition qu'il y ait un accord équitable », a ajouté le ministre, qui a répété que son pays est disposé à engager une réflexion sur une réforme globale du budget (dépenses comme recettes), mais que la mise en œuvre de cette réforme ne pourrait intervenir qu'à partir de 2014. Tony Blair réclame comme condition à tout accord le réexamen dès 2008, de l'ensemble du budget 2007-2013, y compris la Politique agricole commune (PAC), dont les dépenses sont pourtant fixées jusqu'en 2013.

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