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Bulletin Quotidien Europe N° 9081
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/perspectives financieres

M. Blair, prêt à financer une « portion équitable » des coûts de l'élargissement, présentera ses propositions lundi

Bruxelles, 02/12/2005 (Agence Europe) - A l'issue de sa rencontre, le 2 décembre à Budapest, avec les dirigeants des pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), Tony Blair a répété, au sujet des prochaines perspectives financières, qu'il s'opposait à une remise en cause du chèque britannique tout en se disant prêt à financer une « portion équitable » des coûts de l'élargissement. M. Blair a aussi indiqué que la présidence présentera le 5 décembre sa proposition chiffrée de compromis sur le cadre financier 2007-2013, qui sera examinée le 7 décembre par les ministres des Affaires étrangères. « J'ai clairement indiqué que je n'abandonnerai pas le rabais mais j'ai aussi dit que nous avions à payer notre écot équitable pour les coûts de l'élargissement », a déclaré M. Blair lors d'une conférence de presse aux côtés de son homologue hongrois Ferenc Gyurcsany. Les nouveaux Etats membres de l'UE ont critiqué, dans une lettre adressée à Tony Blair, l'intention de la présidence de proposer une réduction de 10% de leurs fonds structurels (EUROPE n°9077). « Les nouveaux pays ne peuvent pas supporter seuls le coût de la révision des anciens compromis », a déclaré M. Gyurcsany au nom des pays de Visegrad. Du côté des recettes du budget, certaines rumeurs indiquent que Londres accepterait de déduire du calcul du chèque britannique la part des actions structurelles réservée aux dix nouveaux Etats membres. La France a déjà refusé cette idée qui ne règle en rien la question du chèque britannique. Et la presse britannique a critiqué les concessions sur le chèque que ferait M. Blair.

Le 1er décembre, M. Blair avait rencontré à Tallinn ses homologues des trois Etats baltes, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. « Un meilleur accord est celui où il y a une refonte fondamentale du budget européen, de manière à ce qu'à l'avenir nous dépensions pour des choses qui vont faire la différence pour le dynamisme, l'innovation et la prospérité de nos pays », a-t-il déclaré. Sans réforme fondamentale des dépenses, dont celles pour l'agriculture, a-t-il averti, l'UE devra se contenter d'un « budget global plus petit, mais il est important que nous ayons la possibilité de réexaminer le budget européen à mi-parcours ». Cependant, plusieurs Etats membres, la France et l'Allemagne en tête, s'opposent à une remise en cause de l'accord de 2002 sur la fixation du montant des dépenses agricoles de marché pour la période 2007-2013.

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