Bruxelles, 02/12/2005 (Agence Europe) - A l'issue d'un court débat sur les interactions entre le changement climatique et l'énergie durable, les ministres de l'Energie de l'UE ont adopté le 1er décembre des conclusions ambitieuses sur l'énergie durable rappelant que la politique énergétique doit, conformément à l'Agenda de Lisbonne et aux objectifs de l'Union pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, assurer une approche équilibrée conciliant sécurité de l'approvisionnement énergétique, compétitivité et durabilité environnementale.
Dans ses conclusions, le Conseil souligne notamment que « à coût égal, l'efficacité énergétique est susceptible de donner de meilleurs résultats que tout accroissement des sources d'énergie primaire », et que « les stratégies d'investissement dans les énergies propres et durables peuvent contribuer à la réalisation des objectifs de l'Union » (sécurité énergétique, compétitivité et emploi, qualité de l'air, réduction des émissions de gaz à effet de serre). Pour le Conseil, « les mesures destinées à améliorer l'efficacité énergétique et présentant un bon rapport coût-efficacité sont l'un des moyens les plus rapides et efficaces de réduire la demande énergétique ». Considérant qu'il est « nécessaire de disposer d'un cadre global cohérent couvrant tous les aspects de l'efficacité énergétique », le Conseil « convient de mener des actions diversifiées en fonction des secteurs » aux niveaux européen, national ou local. Dans ce contexte, il rappelle « l'importance d'adopter dans les meilleurs délais une directive relative à l'efficacité énergétique dans les utilisations finales et aux services énergétiques ».
Reconnaissant que le potentiel d'amélioration de l'efficacité énergétique varie selon les États membres, le Conseil se félicite que ceux-ci « mènent déjà activement d'importantes politiques d'amélioration de l'efficacité énergétique s'articulant autour d'une grande variété de mesures ». Il souligne par ailleurs qu'il convient de promouvoir davantage la sensibilisation citoyenne à cet égard et de « mettre davantage en évidence l'efficacité énergétique dans tous les secteurs, y compris dans le secteur public, qui devrait montrer aux autres secteurs la voie à suivre ».
Le Conseil met l'accent sur l'importance de l'échange de bonnes pratiques au sein de l'Union et sur la synergie et la compatibilité avec d'autres domaines politiques, notamment de l'environnement et des transports. Il invite donc les Etats membres à mettre en œuvre la législation communautaire sur l'efficacité énergétique, les directives 2002/91/CE (performance énergétique des bâtiments), 2004/8/CE (promotion de la cogénération) et 2005/32/CE (cadre pour la fixation d'exigences en matière d'écoconception applicables aux produits consommateurs d'énergie). Il souligne par ailleurs la nécessité de renforcer la coopération en matière d'efficacité énergétique avec les pays tiers, en particulier les pays en développement, dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et de la coopération au développement. Enfin, le Conseil salue le récent Livre vert de la Commission sur l'efficacité énergétique et son intention d'élaborer en 2006 un plan d'action ambitieux et réaliste en la matière.