Bruxelles, 30/11/2005 (Agence Europe) - Avant le sommet EuroMed, Josep Borrell, président du Parlement européen et de l'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne, avait, lors de la conférence Euromed-Women à Barcelone, salué l'idée de créer un Forum des femmes chargé de participer à la définition des orientations des politiques euroméditerranéennes. Un des points faibles du processus de Barcelone est d'avoir négligé la place de la femme dans la société, a-t-il estimé, en protestant: la déclaration de Barcelone de 1995 et ses annexes contiennent 7370 mots, et le mot « femme » y apparaît seulement quatre fois. Reconnaissant que la participation des femmes est insuffisante aussi dans les pays de l'UE, M. Borrell s'est exclamé: « on ne peut pas laisser à la moitié de la population le soin de décider pour l'autre ». M. Borrell a par ailleurs demandé à la Commission de fournir des données permettant de soutenir le rôle des femmes, car en l'absence de statistiques adéquates « il n'est guère aisé de tirer des conclusions factuelles ». Dans son discours, M. Borrell a évoqué aussi le « fléau » qu'est la violence à l'encontre des femmes, au nord comme au sud, et la « question cruciale de l'immigration ». « Je suis convaincu que les femmes doivent jouer un rôle clé dans la redéfinition de nos politiques migratoires respectives », dit-il, « parce que, plus sensibles que les hommes au phénomène de société, elles sont plus aptes qu'eux à donner une dimension humaine à ce débat fondamental pour notre avenir commun. Il en a un grand besoin ».