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Bulletin Quotidien Europe N° 9079
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Le G-20 dans la ligne de mire de M. Mandelson - L'Inde affirme sa position aux côtés des plus démunis

Bruxelles, 30/11/2005 (Agence Europe) - Devant les ministres du Commerce des pays en développement du G-90, réunis à Bruxelles cette semaine à l'occasion de réunions ACP pour adopter une position commune avant la Conférence ministérielle de l'OMC à Hong-Kong, comme devant le Parlement européen (voir autre nouvelle), le Commissaire au Commerce Peter Mandelson a reproché mercredi aux pays émergents du G-20, Brésil et Argentine notamment, de bloquer les négociations en se focalisant sur le volet agricole et de mettre en péril le Doha Round consacré au développement. « Les réductions de tarifs agricoles demandées par les Etats-Unis et le G-20 détruiraient totalement les préférences dont vous bénéficiez » de la part de l'Union et « mettraient en péril des secteurs entiers de vos économies », a expliqué M. Mandelson à ses homologues du G-90. Parallèlement au paquet développement que l'Union soutiendra avec force à Hong-Kong, « il est vital que les pays en développement avancé commencent à ouvrir leurs marchés pour compenser l'érosion inévitable des préférences », a souligné M. Mandelson en mettant l'accent en particulier sur la nécessité de promouvoir le commerce Sud-Sud. L'ambassadeur du Brésil auprès de l'Union, Pedro Carneiro de Mendoça, a reconnu pour sa part que la question de l'érosion des préférences était très complexe, « car elle peut être présentée d'une manière qui oppose les pays en développement entre eux ». M. Carneiro a plaidé pour des périodes de transition adéquates et des mesures créatives visant à aider les pays du G-90 à s'émanciper du traitement préférentiel. En marge de cette réunion, à laquelle il a participé, le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, a souligné quant à lui la nécessité « de ne pas perdre de vue le contenu du Doha Round ». « S'il n'y a pas une prise en compte des aspects liés au développement, l'achèvement du cycle ne sera pas un succès », a-t-il dit à quelques journalistes. Au G-20, au G-33, comme au G-90, « les pays en développement sont unis », mais ils « doivent être opiniâtres et vigilants », a estimé M. Nath, assurant que « l'Inde restera aux côtés des plus petits Etats ». « La seule ambition pour le cycle de Doha doit être de traiter des questions de développement. (…) Les déclarations de bonnes intentions doivent se traduire en chiffres », a insisté M. Nath avant d'ajouter: « Les questions du sucre et du coton doivent être sérieusement traitées si l'on veut un quelconque résultat à Hong-Kong ».

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