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Bulletin Quotidien Europe N° 9079
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/presidence autrichienne

« flexécurité » pour le modèle social européen et directive « services » seront les priorités en matière de compétitivité

Bruxelles, 30/11/2005 (Agence Europe) - Lors d'un dîner en marge du Conseil Compétitivité des 28 et 29 novembre à Bruxelles, le ministre autrichien de l'Economie, Martin Bartenstein, a présenté à quelques journalistes les priorités de la future Présidence autrichienne, au premier semestre 2006. En premier lieu, la Présidence autrichienne entend veiller activement à ce que l'Agenda de Lisbonne révisé soit sur les bons rails. « La nouvelle approche combinant les Lignes directrices intégrées pour la croissance et l'emploi et les Programmes nationaux de réforme garantit une répartition claire des compétences au niveau communautaire et national. Il est important de renforcer l'engagement des Etats membres, mais les Plans d'action nationaux devront être soutenus par des actions concrètes au plan communautaire », a expliqué M. Bartenstein. Dans ce contexte, la Présidence autrichienne essayera de progresser sur la directive « services » au sein du Conseil Compétitivité et sur la directive « temps de travail » au Conseil Emploi/Affaires sociales.

Deuxièmement, la Présidence autrichienne fera de la « flexécurité », paradigme combinant sur la base du modèle scandinave un marché du travail flexible et un haut degré de protection sociale, le thème clé de ses travaux dans le domaine de l'emploi. Il s'agira notamment d'examiner les conséquences politiques concrètes de ce paradigme à l'échelle européenne, donc de prendre en considération les différentes formes des systèmes sociaux dans chaque Etat membre pour adapter la « flexécurité », de manière flexible, aux spécificités nationales (la « flexécurité » ne doit pas être vue comme un concept « one size fits all »).

La directive « services » sera l'autre grand cheval de bataille de la Présidence autrichienne qui souligne que, compte tenu du poids des services dans l'économie européenne en termes de contribution au PIB et d'emplois (7O% environ), il est d'une importance capitale que le marché intérieur des biens soit complété par un marché intérieur des services. Pour la Présidence autrichienne, le principe du pays d'origine (PPO) est un élément essentiel de la directive et il facilitera les activités des prestataires de services dans les autres Etats membres, mais il ne doit pas compromettre le cadre juridique général en matière sociale, d'environnement et de construction. « Les nouveaux Etats membres veulent ce principe dans tous les domaines. Mais des dérogations seront nécessaires », a souligné M. Bartenstein. Ainsi, pour préserver le modèle social européen, certains domaines sensibles doivent être exclus du champ d'application de la directive services: la santé et les services sociaux. « Mon homologue suédois, Thomas Oströs, et moi-même sommes d'accord. Nous nous battrons pour des exceptions », a insisté le ministre autrichien de l'Economie. Une ligne de partage claire doit également être dessinée entre la directive sur le détachement des travailleurs et le droit international privé pour dissiper les craintes concernant le dumping social. « Nous voulons la mobilité des travailleurs dans l'Union, mais nous voulons garantir qu'il n'y ait pas de dumping social. De la même manière, la Présidence autrichienne insiste sur une ligne de séparation claire entre la directive services et la directive sur la reconnaissance des qualifications professionnelles. En outre, selon M. Bartenstein, la Commission européenne, qui avait fait « un pas dans la mauvaise direction du temps du Commissaire Bolkestein », devrait suivre ce dossier plus activement afin de parvenir à une nouvelle proposition capable de rallier un large consensus indispensable. Cependant, « il n'y a pas de chance de conclure cet énorme dossier avant la fin de notre Présidence », a averti M. Bartenstein.

REACH et l'initiative Better regulation seront également deux priorités de la Présidence autrichienne dans le domaine de compétence du Conseil Compétitivité. Sur le second point, elle a l'intention d'assurer la continuité des travaux réalisés depuis la Présidence néerlandaise et par la Commission pour garantir un cadre réglementaire favorable aux entreprises et moins pénalisant pour la compétitivité européenne. Sur REACH, la Présidence autrichienne se dit « préparée à poursuivre les négociations » si un accord politique n'est pas trouvé sous Présidence britannique.

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