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Bulletin Quotidien Europe N° 9067
Sommaire Publication complète Par article 42 / 43
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE / Bibliothèque européenne

N° 662

*** GERARD BOSSUAT: Faire l'Europe sans défaire la France. 60 ans de politique d'unité européenne des gouvernements et des présidents de la République française (1943-2003). Presses Interuniversitaires Européennes - Peter Lang (1 av. Maurice, B-1050 Bruxelles. Courriel: info@peterlang.com - Internet: http://www.peterlang.net ). Collection "Euroclio", n° 30. 2005, 630 p.. ISBN 90-5201-249-0.

Le titre de ce livre est un slogan auquel Pierre Bérégovoy s'accrochait en avril 1992, juste avant le référendum français sur le Traité de Maastricht. Le Premier ministre de François Mitterrand était-il conscient que ce slogan avait été inventé en mars 1953, sous la IVème République, par le démocrate-chrétien Georges Bidault ? Pour anecdotique qu'il soit, ce rappel illustre à la fois la méticulosité dont a fait preuve l'auteur dans ce remarquable travail de mise en perspective historique et la permanence, en France, d'une "tension qui existe et existera toujours en patrie, nation et gouvernement européen". Cette tension se lit au fil de plus de six cents pages qui, pour la première fois, offrent une synthèse historique sur les politiques françaises de construction européenne. Des pages qui permettent de décrypter l'évolution de la construction européenne à l'aune des ambitions, des hésitations et des rebuffades de la France.

Professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Cergy-Pontoise, Gérard Bossuat part d'Alger, des années 1942-43 qui, avec le Comité français de la libération nationale mettant en présence de Gaulle et Monnet, sont "le temps des anticipations concrètes et non plus celui des rêves impossibles". Quelques mois plus tard, en septembre 1945, Jean Monnet s'emploie à faire nommer un… "dictateur du charbon" qui serait chargé d'établir un plan coordonné destiné à accroître la production de charbon en Allemagne. Ce projet "n'est-il pas l'ancêtre du plan Schuman du 9 mai 1950 ?" Celui-ci deviendra réalité, mais "il est l'acte d'un franc-tireur" et n'exprime "même pas la pensée européenne dominante des responsables français". L'échec de la Communauté européenne de défense devant l'Assemblée nationale viendra bientôt le démontrer avec éclat. Gérard Bossuat éclaire ensuite "l'engagement de la IVe République (1955-1958) dans les traités de Rome", notamment à travers le président du Conseil Guy Mollet dont le directeur de cabinet était un certain… Emile Noël. Mais c'est, à sa manière, l'un des arbres qui cachent la forêt: le projet de marché commun suscite, en France, des réserves profondes, y compris "celle de Monnet". C'est la gifle de Suez qui modifie la donne: "C'est l'opinion publique qui s'est ralliée au marché commun comme un moyen de rendre une certaine indépendance à la France par rapport aux Etats-Unis", commentera Christian Pineau, pas le gouvernement. Vient ensuite le temps de "l'Europe européenne du général de Gaulle", cet homme qui était "porteur d'une volonté politique pour l'Europe", indépendante des Etats-Unis, mais qui, aussi, réveillait "d'antiques méfiances remontant à la Révolution et à Napoléon". Acerbe, Jean Monnet dira de lui: "Le général de Gaulle ne propose pas de tirer des leçons du passé. Il propose de le recommencer". Toutefois, c'est de Gaulle aussi qui, lors d'une conférence de presse en 1967, tient un propos qui résonne de curieuse manière près de quarante ans plus tard quand il explique que négocier l'adhésion britannique "serait, pour les Six, donner d'avance leur accord à tous les artifices, délais et faux-semblants qui tendraient à dissimuler la destruction d'un édifice qui a été bâti au prix de tant de peines et au milieu de tant d'espoirs"… Mais voilà venu, avec Georges Pompidou, le temps de "l'Europe pragmatique" qui s'ouvre à la Grande-Bretagne, le nouveau Président ayant toutefois "obtenu de ses partenaires qu'ils adoptent, préalablement à l'ouverture des négociations, une position commune d'après laquelle les candidats devront accepter les acquis communautaires depuis l'entrée en vigueur des traités et les perspectives d'action, c'est-à-dire l'achèvement et le principe de l'approfondissement", décidées lors du sommet de La Haye de décembre 1969. L'auteur conte ensuite "l'Europe confédérée des gouvernements avec Valéry Giscard d'Estaing" (qui est, explique-t-il, "un fonctionnaliste et un pseudo-fédéraliste"), "l'Europe-modèle" de François Mitterrand (le seul chef de l'Etat français à avoir accepté de "construire le mythe européen en faisant entrer Jean Monnet au Panthéon des hommes illustres de la Patrie") et "la Fédération européenne des Etats-nations" voulue (?) par Jacques Chirac.

De ces soixante années se dégage, selon le Pr. Gérard Bossuat, l'enseignement que les politiques de construction européenne des gouvernements français sont peu ou prou marquées par trois facteurs: "la sécurité, le rang, l'idéal", l'un ou l'autre de ces facteurs étant mis en avant selon l'époque et les hommes au pouvoir. Il apparaît donc clairement, ajoute l'auteur, que "l'idéal d'unité européenne tel qu'il peut motiver des individus qui adhèrent à des idéologies communautaires ou fédéralistes n'est pas au centre des préoccupations des dirigeants de l'Etat" français. Ce n'est pas une révélation, mais une confirmation qui prend tout son sens sous la plume d'un scientifique qui, dans ses conclusions, observe notamment que "les Français n'ont pas d'autre choix que de s'européaniser pour être les héritiers d'un grand passé". Le mérite de Gérard Bossuat est de faire vivre ces contradictions, ces fulgurances européennes et ces résistances nationales, à travers "la parole des acteurs et des témoins", à savoir pas moins de cent documents d'archives, témoignages, discours, lettres personnelles et autres articles de presse. Pour la bonne bouche, citons cet extrait d'un entretien avec André Chandernagor, ancien ministre aux Affaires européennes sous François Mitterrand:

- La veille du premier Conseil des Ministres européen auquel je devais participer, le représentant permanent, Monsieur de la Barre de Nanteuil, m'apporte les dossiers et me dit: "Sur tel dossier, nous voterons comme ça…" C'était la délégation qui préparait tout. Je l'écoute et lui dis: "C'est très intéressant, mais vous verrez bien demain comment je voterai et puis dorénavant, les choses vont se passer autrement. C'est moi qui vous expliquerai quelle position nous prenons sur chacun des dossiers. C'est clair ?" Le lendemain, stupeur de la Barre de Nanteuil, lorsque arrive le dossier du passeport européen. C'était le énième tour de table. Je donne l'accord de la France, qui s'y était opposée jusque-là. Là-dessus, on se tourne vers la Grande-Bretagne: "Vous aviez aussi des réserves…" L'Anglais bégaye: "Je ne sais plus trop pourquoi, mais du moment que la France est d'accord, je ne vois pas pourquoi j'irais contre"…

Michel Theys

*** MICHEL DUMOULIN, IDESBALD GODDEERIS (sous la dir. de): Intégration ou représentation ? - Integration or representation ? Les exilés polonais en Belgique et la construction européenne - Polish exiles in Belgium and the European construction. Bruylant-Academia (29 Grand-Place, B-1348 Louvain-la-Neuve). 2005, 240 p.. ISBN 2-87209-754-6.

Fruit d'un colloque scientifique organisé par les Universités catholiques de Louvain et de Leuven lors de l'entrée de la Pologne dans l'Union, cet ouvrage s'intéresse à l'engagement des exilés polonais en Belgique dans la construction européenne pendant la guerre froide. Après un aperçu historiographique de la recherche consacrée aux relations belgo-polonaises au XXe siècle, les auteurs - pour la plupart historiens - éclairent tour à tour l'action de quatre personnages majeurs: d'abord, Stefan Glaser, dernier ambassadeur en Belgique de la Deuxième République polonaise en exil avant d'avoir représenté la Pologne dans des organisations internationales privées telles que les Nouvelles Equipes Internationales et le Mouvement Européen ; ensuite, Jan Kulakowski qui fit carrière au sein de la Confédération Internationale des Syndicats chrétiens dont il fut, des décennies durant, le représentant en charge des questions européennes ; d'autre part, Jerzy Lukaszewski, recteur du Collège d'Europe de Bruges pendant vingt ans ; enfin, Leopold Unger, journaliste qui a introduit la dimension communautaire européenne dans Kultura, le périodique polonais le plus influent dans l'émigration. L'hypothèse selon laquelle la stratégie des exilés intégrés dans leur pays d'accueil a été plus féconde que celle des exilés "légalistes", restés attachés aux vieilles structures politiques polonaises, est ensuite vérifiée - et nuancée - par plusieurs historiens polonais renommés. (MT)

*** GYULA CSURGAI: La nation et ses territoires en Europe centrale. Une approche géopolitique. Peter Lang (32 Hochfeldstrasse, Postfach 746, CH-3000 Bern 9. Courriel: info@peterlang.com - Internet: http://www.peterlang.net ). Collection "Histoire et sciences auxiliaires", n° 965. 2005, 272 p.. ISBN 3-03910-086-6.

L'Europe centrale est souvent méconnue du citoyen d'Europe occidentale, peu au fait de son histoire, de sa géographie et de son "paysage humain". Gyula Csurgai, citoyen hongrois et canadien résidant en Suisse, nous livre ici un ouvrage qui apportera au lecteur non seulement de nombreux éclairages sur cette région du monde, mais également des outils pour mieux cerner la réalité universelle des rapports entre les concepts de nation et de territoire. L'étude des notions de nations et de territoires, prises séparément, est déjà intéressante en soi. Ainsi, l'auteur revient notamment sur le passage dans cette région d'une conception féodale de la nation héritée des empires habsbourgeois et ottoman à un nationalisme contracté de l'Europe occidentale. Il s'attèle aussi à expliquer les mécanismes qui amènent un groupe à se représenter mentalement une portion d'espace géographique comme sien, son territoire. Mais l'intérêt de l'ouvrage réside plus encore dans l'intersection de ces deux thèmes. Et les pays d'Europe centrale, où les ethnies, souvent très morcelées, sont dispersées sur des territoires d'Etats ne correspondant pas à leur propre répartition géographique, constituent d'excellentes illustrations de l'impact géopolitique, tant interne qu'externe, que peuvent avoir les frictions et les inadéquations entre territoires et nations. Plusieurs chapitres s'articulent autour du cas pratique de la minorité hongroise de Voïvodine. Il en résulte une extension de l'ouvrage vers des thèmes tels que la question des minorités, le droit à l'autodétermination ou la pérennité du concept d'Etat-nation. L'auteur ne se contente d'ailleurs pas d'analyser les causes et les effets, mais s'avance à dégager des solutions possibles à la question des minorités en Europe centrale, même si, de son propre aveu, "les solutions présentées ici peuvent paraître, à première vue, soit irréalistes, soit utopiques". Si ce livre permet, par exemple, de mieux comprendre l'éclatement de l'ex-Yougoslavie, il s'ouvre également à la question de la montée en puissance des régions et de l'affaiblissement des Etats-nations dans l'Union. (FRo)

*** PEDRO ÁLVARES: Uma Sebenta Europeia. Roteiro da Europa do Futuro. Editions INA (Instituto Nacional de Administração, Palácio dos Marqueses de Pombal, 2784-540 Oeiras. Tél.: (351-21) 4465339 - fax: 4465368 - Courriel: edicoes@ina.pt - Internet: http://www.ina.pt ). Collection "INA Instituto Nacional de Administração". 2005, 504 p.. ISBN 972-9222-35-5.

L'information sur les politiques communautaires existante au Portugal étant très dispersée, l'auteur a eu l'idée de créer un "syllabus" regroupant ces dernières. Divisé en cinq parties, l'ouvrage explique et analyse les articles des différents traités et les changements apportés de traité en traité. Ciblant les studieux de l'Europe, ce livre retrace un historique des politiques de la Communauté en expliquant le pourquoi de leur création, leur fonctionnement, tout en essayant de mettre en évidence leurs forces et leurs faiblesses en vue d'une réflexion future. Sont traités, entre autres, l'agriculture, la politique économique et monétaire, la citoyenneté dans l'Union, l'élargissement ou encore le projet de traité constitutionnel. En somme, un livre intéressant destiné avant tout aux étudiants en affaires européennes ayant besoin d'un compendium des traités communautaires. (NDu)

*** PIERRE PIGNOT: Europe, utopie ou réalité ? L'Harmattan (5-7 rue de l'Ecole-Polytechnique, F-75005 Paris. Tél.: (33-1) 40467920 - fax: 43258203 - Courriel: diffusion.harmattan@wanadoo.fr - Internet: http: //http://www.editions-harmattan.fr ). Collection "Biologie, Ecologie, Agronomie". 2005, 164 p., 15 €. ISBN 2-7475-8699-5.

En quatrième de couverture, Pierre Pignot est présenté comme un "observateur averti" de la politique européenne. C'est au détour de la trente-quatrième page qu'il dévoile "avoir mis en place (…) au sein de la Commission", sous l'ère Delors, "35 comités consultatifs représentant toutes les parties prenantes du secteur agro-alimentaire concernées par les textes réglementaires européens". Il serait alors loisible, pour le lecteur, de se dire que c'est un spécialiste qui disserte sur l'évolution de la construction européenne, les implications de la Constitution et la place de l'Europe dans le monde de demain. Le lecteur… averti n'en fera rien car il aura déjà eu sous les yeux que les élargissements successifs ont fait passer la Communauté de six pays à neuf, puis de dix à… "treize" (quel est le pays fantôme qui accompagnait l'Espagne et le Portugal), et que la Convention a été instituée par les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Laeken… "sous présidence française". Ce qui n'incite pas vraiment à aller beaucoup plus loin si ce n'est pour découvrir que Ferdinando Riccardi, l'éditorialiste de l'Agence Europe, "rapportait, dans un article paru dans The Times, que Peter Hain"… Ce qui prouve à tout le moins que l'auteur a certes d'excellentes lectures, mais qu'il cultive aussi - hélas ! - l'approximation tant sur le fond que dans la forme, au point de rebuter tout lecteur un tant soi peu… averti !

(MT)

*** L'Europe en formation. Les cahiers du fédéralisme. Centre international de formation européenne (10 av. des Fleurs, F-06000 Nice. Tél.: (33-4) 93979397 - fax: 93979398 - Courriel: europe.formation@cife.org - Internet: http: //http://www.cife.org ). 2005, n° 3, 78 p., 11 €. Abonnement: 30 €.

Ce numéro de la revue fondée par Alexandre Marc s'ouvre sur un éditorial affirmant que "c'est aux partisans du oui de gérer la victoire du non", mais qu'il ne faudrait pas que cette gestion relève plus longtemps des "affaires courantes". D'autre part, l'universitaire Catherine Guisan propose une réflexion sur la démocratie en Europe et aux Etats-Unis, tandis que Stéphan Lipiansky synthétise la réflexion actuelle sur le revenu de citoyenneté et, en particulier, sur le "Minimum social garanti" prôné par Alexandre Marc. Deux ouvrages importants - "Faire l'Europe sans défaire la France" (voir en tête de cette Bibliothèque) et "Le rêve européen" de l'Américain Jeremy Rifkin - font enfin l'objet de commentaires. (PBo)

*** La COMMISSION EUROPEENNE (Office des publications officielles des Communautés européennes, L-2985 Luxembourg. Internet: http: //publications.eu.int) a publié le document suivant:

*** Inforegio panorama. DG Politique régionale, unité 01- "Information et Communication" (41 av. de Tervuren, B-1040 Bruxelles. Fax: (32-2) 2966003 - Courriel: regio-info@cec.eu.int - Internet: http: //europa.eu.int/comm/dgs/regional_policy/index_fr.htm). Septembre 2005, n° 17, 28 p..

La majeure partie de la publication est, cette fois, consacrée à un dossier thématique sur la coopération, plus particulièrement la coopération régionale. Ce dossier s'intéresse particulièrement au programme Interreg qui a pour but de "renforcer la coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale". Les articles montrent comment ces programmes de coopération (Interreg, Phare-CBC…) ont grandement aidé les régions qui en bénéficient en termes de développement et d'adaptation aux mutations, malgré quelques corrections à apporter en matière de choix de projets, d'allègement de l'administration ou d'utilisation de crédits dans les temps. De plus, beaucoup de régions en Europe bénéficient de ces programmes ; même si c'est surtout vers les nouveaux pays membres et les régions frontalières que les efforts se sont portés, cela n'empêche nullement l'entièreté de l'Union de profiter des retombées et des expériences dégagées dans ces pays. Le dossier inclut également des témoignages d'acteurs de terrain de différents pays ainsi que des petites fiches d'exemples concrets de réalisation.

*** Revue du marché commun et de l'Union européenne. Editions techniques et économiques (3 rue Soufflot, F-75005 Paris. Tél.: (33-1) 55426131 - fax: 55426139 - Courriel: editecom@starnet.fr - Internet: http: //http://www.editecom.com ). Septembre 2005, n° 491, 66 p.. Abonnement: 202 €.

L'une des contributions de ce numéro rejoint la publication présentée ci-dessus puisqu'elle traite de l'accroissement de la coopération interrégionale dans le cadre de l'objectif de cohésion territoriale. La revue s'ouvre sur un plaidoyer d'Anne Montagnon, de la Direction générale du budget de la Commission, pour un accord rapide sur le cadre financier pour la période 2007-2013, sous peine d'une panne de l'Union dans de nombreux secteurs. Un autre article porte sur le conflit commercial et la bataille en justice entre les deux géants de l'aviation civile, Airbus et Boeing, au sujet des prêts accordés par l'Union à Airbus. D'autres thèmes sont également traités comme, par exemple, le fonctionnement de la Cour des comptes européenne qui accuserait un manque de transparence et de légitimité et devant laquelle tous les Etats membres ne seraient pas égaux. Une autre contribution s'intéresse aux réformes des systèmes de sécurité sociale en Europe dans le cadre du processus de Lisbonne.

*** Biblioteca della libertà. Centro di Ricerca e Documentazione "Luigi Einaudi" (Edizioni Angelo Guerini e Associati, 28 viale Filippetti. I-20122 Milano. Tél.: (39-2) 582980 - fax: 58298030 - Courriel: info@guerini.it - Internet: http://www.guerini.it ). Juillet-septembre 2005, n° 180, 138 p. Abonnement: 56 €.

Ce numéro consacre une large place à la question de l'éthique dans l'économie et le commerce, que ce soit au niveau de l'entreprise, législatif, financier ou global. Pour ce faire, la revue du Centre Luigi Einaudi laisse la plume à plusieurs personnalités italiennes dont Mario Monti, l'ancien commissaire européen parlant de l'éthique dans un domaine qu'il connaît bien: la concurrence. D'autres auteurs s'expriment également sur des choses touchant à l'Europe, comme les divergences de vues à propos du libre marché qui opposent la Grande-Bretagne et l'Europe continentale ou celles - culturelles, sociologiques et géopolitiques - qui opposent les Etats-Unis à la France, championne du "patrimoine commun de la latinité juridique".

*** Benelux Newsletter. Union économique Benelux - Secrétariat général (39 rue de la Régence, B-1000 Bruxelles. Tél.: (32-2) 5193811 - fax: 5134206 - Courriel: info@benelux.be - Internet: http://www.benelux.be ). 3e trimestre 2005, n° 3, 32 p..

Le Secrétaire général Hennekam pose les premières lignes de ce numéro en revenant sur l'échec des négociations sur le budget de l'Union et en rappelant que lorsque cette dernière va bien, le Benelux va bien aussi. Vient ensuite une interview d'Ivan Vergoustraete, président de la Cour de Justice Benelux, une entité relativement mal connue qui a été rajoutée après coup afin de veiller, en collaboration avec les juges nationaux, à "l'égalité dans l'application des règles juridiques communes aux trois États membres". D'autres articles présentent des activités Benelux en cours. Ainsi, l'un d'eux rapporte le premier séminaire des officiers de liaison, ces officiers de police délégués dans un des deux autres pays afin de servir de relais dans la coopération policière. D'autres encore portent notamment sur un séminaire permettant de mettre en commun des expériences belgo-néerlandaises et belgo-luxembourgeoises en matière de gestion de l'environnement ou offrent les comptes-rendus de sessions plénières.

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