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Bulletin Quotidien Europe N° 9067
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/balkans

M. Rehn satisfait du « consensus émergent » sur la réforme de la Constitution en Bosnie-Herzégovine - Encouragement pour l'Arym

Bruxelles, 14/11/2005 (Agence Europe) - Au cours du week-end dernier, les dirigeants et experts des huit principales formations politiques de Bosnie-Herzégovine se sont réunis à Bruxelles, en présence du Commissaire à l'élargissement Olli Rehn, pour discuter de la réforme de la Constitution, issue des accords de Dayton de1995. Lundi, M. Rehn s'est félicité du « consensus émergent » qui, selon lui, se dégage désormais à ce sujet et il a souligné que la Commission européenne était prête à « faciliter » les pourparlers, sachant que la décision finale sur la révision de la Constitution appartiendra aux dirigeants et au peuple de la Bosnie-Herzégovine. La Commission recommande cependant « une évolution constitutionnelle, plutôt qu'une révolution constitutionnelle », a dit M. Rehn en ajoutant: « Dix ans après Dayton, il est temps que la Bosnie-Herzégovine passe de la construction de la paix à la construction d'un Etat ». Comme la Commission l'a aussi souligné dans son rapport de progrès du 9 novembre dernier, « il faut que la Bosnie-Herzégovine mette en place un Etat multiethnique fonctionnel pour mieux servir ses citoyens et pour progresser sur la voie de son intégration européenne », a poursuivi M. Rehn. « La Bosnie-Herzégovine se rapproche d'une nouvelle phase de ses relations avec l'UE, avec la perspective d'ouvrir bientôt des négociations sur un Accord de Stabilisation et d'Association (ASA). Nous avons besoin d'un partenaire sain et solide, capable de prendre des décisions au cours des négociations et, plus tard, de mettre en œuvre l'ASA », a affirmé M. Rehn.

En visite à Skopje, jeudi dernier, M. Rehn a rappelé, devant le Parlement de l'Ancienne République yougoslave de Yougoslavie (Arym), les principales conclusions du rapport du 9 novembre dernier dans lequel la Commission recommande au Conseil d'accorder au pays le statut de pays candidat (EUROPE n° 9065). D'un côté, il y a eu des progrès considérables dans les réformes politiques et économiques (Etat de droit, réforme de la justice, stabilité économique relative, harmonisation législative, etc.) mais, de l'autre côté, « beaucoup reste à faire » pour corriger des déficits qui subsistent dans la mise en œuvre de la législation, la lutte contre la corruption, la réforme de l'administration et la mise en place d'une économie de marché fonctionnelle, a précisé M. Rehn. Le Commissaire a aussi souligné que l'ouverture des négociations d'adhésion sera possible seulement lorsque le pays aura atteint un niveau de conformité « suffisant » avec les critères d'adhésion. La date pour le début des pourparlers dépendra donc de la rapidité avec laquelle l'Arym sera en mesure de corriger les défaillances identifiées, a averti M. Rehn.

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