Bruxelles, 14/11/2005 (Agence Europe) - Le Commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, et le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, qui se rejettent la responsabilité du blocage des discussions sur la libéralisation du commerce mondial dans le contexte du Doha Round, ont tenté en vain de rapprocher leurs points de vue, samedi dernier à Rome (EUROPE n° 9065 et 9066). Lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue de la rencontre, M. Mandelson a indiqué qu'il y avait eu « un développement dans les échanges d'idées, mais pas d'avancée majeure ». Par ailleurs, lors d'une interview accordée vendredi dernier à BBC 4, le Commissaire au Commerce a fait part de son scepticisme sur l'issue des négociations lors de la Conférence ministérielle de décembre prochain à Honk-Kong: « Il n'y aura pas d'accord à Hong-Kong, non », a-t-il déclaré, en faisant porter la responsabilité à la fois au Brésil, principal animateur des pays émergents du G20, à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande, chefs de file des pays exportateurs agricoles du Groupe de Cairns, et aux Etats-Unis, qu'il a accusés de rejeter systématiquement les offres agricole de l'Union.