Bruxelles, 04/07/2005 (Agence Europe) - A quelques jours du sommet du G8, qui se tiendra les 7/8 juillet (voir EUROPE n°8982, p.14), la France, l'Allemagne et la Russie ont réitéré le week-end dernier leur volonté de poursuivre une « coopération constructive » en vue de résoudre les problèmes internationaux du moment, et ont assuré que la crise européenne n'affectait pas les relations entre Moscou et l'UE. A l'issue d'un sommet informel dans la station balnéaire de Svetlogorsk, à 70 km de Kaliningrad, le Président russe Vladimir Poutine a affirmé devant la presse que les rapports entre la France, la Russie et l'Allemagne sont « un exemple de coopération constructive ». Le Président français Jacques Chirac a estimé pour sa part qu'il était « indispensable que l'Union européenne et la Russie aient des relations très fortes de fraternité et de solidarité » pour pouvoir apporter des solutions aux problèmes internationaux. La crise constitutionnelle et budgétaire dans laquelle se trouve l'UE « ne peut avoir de conséquences » sur les relations avec la Russie « pour une raison simple: ces relations sont à la fois naturelles et nécessaires», ont souligné de commun accord M. Chirac et le chancelier allemand, Gerhard Schröder.
Les trois pays, par la voix de Jacques Chirac, ont souligné leur volonté de parvenir au G8 à un accord sur « une augmentation très sensible des moyens d'aide au développement, qu'il s'agisse d'aide publique ou qu'il s'agisse des financements innovants ». Au chapitre du changement climatique, qui s'annonce comme le principal sujet de friction au Sommet du G8, le président français a estimé que les Huit « s'orientaient » vers un accord après des « discussions difficiles ». A propos de l'Iran, MM. Schröder et Chirac (parlant au nom de la troïka européenne), soutenu par M. Poutine, ont insisté sur la nécessité de négocier avec Téhéran une solution qui écartera « sans ambiguïté » le risque de prolifération nucléaire. Quant à la réforme du Conseil de sécurité de l'Onu, Vladimir Poutine a dit « appuyer » la candidature de l'Allemagne à un siège de membre permanent. M.Chirac a réaffirmé que la candidature allemande allait « de soi ».