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Bulletin Quotidien Europe N° 8692
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/maroc

4ème session du Conseil d'association - Dialogue politique et économique - Situation au Moyen-Orient et lutte contre le terrorisme

Bruxelles, 23/04/2004 (Agence Europe) - La 4ème session du Conseil d'association UE/Maroc se tient lundi 26 avril à Luxembourg. Deux thèmes paraissent émerger de l'ordre du jour de la rencontre qui aura lieu au niveau ministériel (le Maroc sera représenté par son ministre délégué, Taïeb Fassi Fihri): le dialogue politique et les moyens financiers d'une coopération dont le développement est salué par la Commission européenne. La session devrait également permettre à l'UE et au Maroc d'effectuer un large tour d'horizon de la situation en Méditerranée, au Moyen-Orient et en Irak et d'évoquer la lutte contre le terrorisme et la question des armes de destruction massive. Le contexte général est celui de l'élargissement de l'UE à 25 pays, et l'Union espère qu'il contribuera à renforcer le partenariat euro-marocain.

Dialogue politique: l'UE compte réaffirmer son vœu de développer le dialogue politique direct et de le conduire dans « un esprit de partenariat et sans tabous », en mettant l'accent sur la promotion des droits de l'homme. L'engagement du souverain marocain à construire un Etat de droit, moderne et démocratique est bien accueilli, tout comme les récentes avancées en matière de droit des femmes. Le Maroc est « encouragé » à adhérer aux conventions internationales sur les droits humains, sur la lutte contre le terrorisme ou contre la torture. Sur le Sahara, l'UE entend réitérer son « plein appui » aux efforts entrepris par le Secrétaire général de l'ONU et son envoyé spécial dans la zone, et affirmer son action humanitaire au profit des populations civiles.

Dialogue économique: l'UE note déjà avec satisfaction que le Maroc a su maintenir une croissance économique positive, malgré un relatif ralentissement en 2003, ce qui a permis aux divers indicateurs économiques (inflation, endettement budgétaire, politique fiscale, etc.) de se situer à des niveaux satisfaisants. Elle apprécie également la manière dont le Maroc applique l'accord d'association et utilise les crédits qui lui sont alloués, aussi bien au titre de MEDA que des ressources de la BEI. On affirme de source communautaire que le Maroc est « le principal bénéficiaire de l'aide communautaire » au titre de MEDA. Les engagements se sont élevés à 1.181,3 millions € pour la période 1995-2003, dont 525,3 millions € entre 2000 et 2003. En ce qui concerne les paiements, le Maroc a reçu pendant la période 1995-2003 un total de 412,9 millions € au titre du programme MEDA. Le taux de déboursement a atteint 72 % en 2003.

L'UE invitera Rabat à poursuivre des politiques économiques qui permettent d'accélérer davantage le rythme de son développement face à la croissance démographique. Le pays est également bien noté pour l'amélioration de l'environnement de ses entreprises, la conduite de ses réformes et la politique de dynamisation de son commerce extérieur, même si la Commission européenne a déjà fait savoir son « regret que des consultations n'aient pas pu avoir lieu avant la conclusion des négociations pour une zone de libre-échange avec les Etats-Unis ». La Commission regrette aussi le maintien de certaines restrictions quantitatives face aux exportations européennes vers son marché (cuir et peaux brutes) et compte lui demander leur abolition dans les « plus brefs délais ».

Chapitre agricole: la Commission espère que l'accord particulier en vigueur depuis le 1er janvier 2004 permettra d'intensifier cette coopération. L'espoir, à Bruxelles, est aussi que s'ouvrent des discussions détaillées sur la libéralisation des services comme sur tous les thèmes sensibles sur lesquels le Maroc et l'UE ont formé l'an dernier six sous-comités spécifiques.

Coopération régionale, l'UE apprécie positivement le « rôle moteur » joué par le Maroc et l'invite à s'engager pleinement dans le nouveau dialogue de « voisinage » lancé au cours des derniers mois. Par ailleurs, l'UE devrait rappeler son attachement au processus dit d'Agadir qui vise à instaurer le libre-échange « horizontal » entre ses partenaires de la rive sud de la Méditerranée.

Immigration: un sous-comité est chargé de cette question, et le sujet sera abordé lundi à Luxembourg. Dans ce cadre, l'UE souhaite que les négociations avec le Maroc pour un accord de réadmission reprennent dans « les plus brefs délais » et qu'un accord soit signé « incessamment ».

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme demande que le plan d'action
(politique de voisinage) mette l'accent sur les droits de l'homme

En vue du Conseil d'association de lundi, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme fait une série de recommandations, et demande que le plan d'action qui sera élaboré pour le Maroc dans le cadre de la politique de voisinage accorde une place essentielle aux droits de l'homme. Le Réseau salue les évolutions positives au Maroc depuis le début des années 2000, mais s'inquiète en particulier des violations des droits de l'homme perpétrées dans le cadre de la lutte ("légitime", souligne-t-il) contre le terrorisme et l'intégrisme. Le REMDH, qui déplore que dans certains Etats européens les immigrés soient "victimes de la xénophobie, du racisme et de législations contraires aux valeurs des droits de l'homme", insiste afin que le respect des droits de l'homme et des réfugiés soit un "élément essentiel de tout accord de réadmission" UE/Maroc.

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