Bruxelles, 16/01/2004 (Agence Europe) - Margot Wallström, Commissaire à l'Environnement, sera en début de semaine à Madrid où elle participera, le 19 janvier, à la troisième Conférence intergouvernementale pan-européenne sur la biodiversité en Europe, préparatoire à la 7ème conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur la biodiversité qui se tiendra à Kuala Lumpur (Malaisie) du 9 au 27 février (la session ministérielle de cette conférence internationale aura lieu du 17 au 19 février). La Commissaire profitera de sa présence en Espagne pour se rendre mardi au Parc naturel de Donãna où elle compte s'informer du suivi de la catastrophe écologique survenue en 1998.
Au cours d'une conférence de presse, vendredi, Mme Wallström a déclaré: « Je suis de ceux qui pensent que crier au loup est dangereux pour la politique de l'environnement, mais sur la question de la biodiversité, le moment est venu de lancer un appel au réveil des consciences et de tirer la sonnette d'alarme. La terre est en train de perdre sa capacité à assurer durablement la vie. Aujourd'hui, 40 % des espèces d'oiseaux et de papillons sont menacées, y compris les plus courantes. Les oiseaux sont l'indicateur le plus parlant. Il faut donner à ces questions le maximum de visibilité et déterminer ce qu'iI faut faire concrètement pour atteindre notre objectif ». C'est le message que la Commissaire délivrera à Madrid où elle compte expliquer l'importance de la bidodiversité selon la théorie des trois « E » - pour renvoyer aux aspects éthique, émotionnel et environnemental de la question, mais aussi économique. « La perte des habitats est liée notamment aux politiques agricole, du tourisme, de la pêche, à la manière dont nous utilisons les sols et dont nous exploitons les forêts, aux changements climatiques. L'UE s'est dotée d'un objectif clair: celui de stopper la tendance à la déperdition de la biodiversité d'ici à 2010, et l'objectif international est de réduire de manière significative le taux de déperdition de la biodiversité à l'horizon 2010 ». La Commissaire l'a rappelé en soulignant toutefois que « les efforts déployés jusqu'à présent ont été trop timides ». Il convient, selon elle, de mieux définir les responsabilités des gouvernements (en matière d'éducation et d'information, de protection de sites naturels, de transferts de technologies, de stratégies nationales) et les instruments à utiliser. Margot Wallström estime à cet égard qu'une des priorités sera de s'entendre sur « la manière d'utiliser les indicateurs » . Ce point figure à l'ordre du jour des travaux de la conférence internationale de Kuala Lumpur.