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Bulletin Quotidien Europe N° 8553
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/consommateurs/ogm

L'introduction dans la législation d'un seuil de tolérance pour la présence fortuite d'ogm dans les semences menacerait le libre choix des consommateurs, affirme le BEUC

Bruxelles, 30/09/2003 (Agence Europe) - Attaché à la liberté du consommateur d'accepter ou de refuser d'ingérer des aliments contenant des OGM, le Bureau européen des Union de consommateurs (BEUC) s'inquiète de la proposition de la Commission visant l'établissement d'un seuil de tolérance compris entre 0,3% et 0,7% pour la présence fortuite ou techniquement inévitable de matériaux génétiquement modifiés dans les semences conventionnelles ou biologiques (voir EUROPE du 18 septembre, p.13). Rappelons que les OGM, accidentellement présents dans les semences en quantité inférieure à ce seuil, ne devraient pas être signalés dans l'étiquetage.

Certes, il ne s'agit encore que d'une proposition de la Commission, le comité permanent des semences et plants agricoles, horticoles et forestiers de l'Union n'ayant pas encore statué sur la question (sa première réunion consacrée à ce sujet le 22 septembre n'a donné lieu qu'à un tour de table des représentants des Etats membres), mais les préoccupations du BEUC demeurent à l'ordre du jour puisque les ministres de l'Agriculture en ont débattu lundi (voir EUROPE d'hier, p. 12), et que le comité se réunira de nouveau à ce sujet les 27 et 28 octobre.

Dans un communiqué, le BEUC rappelle que la législation relative aux semences constitue la base pour la coexistence de différentes méthodes de production d'aliments, et souligne à quel point il est donc «important qu'une telle législation mette en place un système suffisamment strict pour minimiser la contamination et assurer un étiquetage et une traçabilité efficaces ». Or l'organisation de défense des consommateurs craint qu'un seuil de tolérance pour les semences compris entre à 0,3% et 0,7%, en vue d'autoriser légalement une contamination maximale de 0,9% du produit final (qu'il s'agisse de denrées alimentaires ou de nourriture pour animaux) n'encourage pas les producteurs à développer les meilleures pratiques possibles afin d'éviter la contamination. Le BEUC prie donc instamment les Etats membres,au sein du comité permanent compétent, de favoriser l'approche au cas par cas, idéalement en déterminant un niveau de contamination le plus bas possible du point de vue technique.

« Les consommateurs doivent pouvoir choisir entre des produit génétiquement modifiés ou non.

La production génétiquement modifiée ne doit en aucun cas porter atteinte aux autres formes de production, traditionnelle ou biologique », martèle Jim Murray, directeur du BEUC.

 

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