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Bulletin Quotidien Europe N° 8553
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Des études confirment que les citoyens sont parfois plus exposés à la pollution à leur domicile qu'à l'extérieur

Bruxelles, 30/09/2003 (Agence Europe) - A en juger par la qualité de l'air ambiant, les environnements clos (à l'intérieur de bâtiments) ne sont pas toujours les plus sains. Or les Européens y passent 85 à 90% de leur temps. Est-ce à dire qu'ils sont davantage exposés à la pollution à leur domicile ou leur bureau, que dehors, au plein milieu de la circulation ? Les scientifiques répondent: oui, parfois. Une raison suffisante pour intensifier la recherche communautaire et répondre à ce problème par des mesures politiques, en identifiant préalablement les priorités d'action, estime la Commission européenne.

Les résultats des études les plus récentes, que la Commission européenne vient de rendre publiques à son Centre commun de recherche (CCR) d'Ispra (Italie), montrent que les environnements intérieurs constituent une menace spécifique pour la santé humaine, et peuvent, dans certains cas, se révéler deux fois plus polluants que les environnements extérieurs.

Les centaines de composants volatils détectés lors de campagnes de mesure à l'intérieur des bâtiments sont à l'origine de ce phénomène avec des conséquences sur la santé humaine car plusieurs des composants sont toxiques, mutagènes ou cancérogènes, ou identifiés par le CCR comme une cause potentielle de symptômes aigus tels que allergies, asthme, irritation des muqueuses, maux de têtes et fatigue dont souffrent environ 20% de la population. La fumée de tabac ambiante, qui provient surtout de la fumée de cigarette émise entre les bouffées, demeure le premier coupable, mais le radon, l'amiante et le benzène sont aussi largement considérés comme responsables de l'augmentation du nombre de cancers dans la population européenne.

La réduction de la ventilation aux fins de réaliser des économies d'énergie et l'utilisation abondante de nouveaux matériaux de construction entraînant la diffusion de substances chimiques, aux propriétés toxiques parfois inconnues, expliquent le niveau élevé de pollution intérieure, et rendent nécessaire la collecte d'un plus grand nombre de données fiables au niveau européen. La Commission européenne élabore des méthodes analytiques de pointe pour obtenir un « signalement » des composés organiques volatils (COV). Des mesures sont notamment exécutées dans la chambre d'essais climatiques de l'UE, baptisée Indoortron, et dans un réseau de laboratoires dans toute l'Europe. Construit par le CCR, l'Indoortron est un élément clé de la stratégie du CCR en matière de surveillance de la pollution atmosphérique intérieure car il permet aux chercheurs d'étudier dans des conditions environnementales strictement contrôlées (contrôle précis de paramètres tels que température, hygrométrie, qualité de l'air et taux de renouvellement) des situations où se produit une pollution intérieure comme des travaux de peinture et l'utilisation de produits de consommation ayant des effets potentiels sur la santé humaine.

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