Bruxelles, 24/07/2003 (Agence Europe) - Une étude réalisée par l'INRA (l'Institut national français pour la recherche agricole) pour le compte de la Commission européenne montre qu'en imposant un droit de douane de 10,5% en moyenne seulement, l'UE est de loin le premier importateur de produits agricoles au monde et le principal importateur de produits agricoles en provenance des pays en développement et des pays les moins avancés.
L'étude de l'INRA montre que les importations de l'UE sont une fois et demie plus importante que celles des Etats-Unis, deux fois plus importantes que celles du Japon et dix fois plus que celles du Canada. Il ressort aussi qu'environ 60% des importations agricoles de l'UE proviennent des pays en développement, contre 40% seulement pour les trois autres pays du Quad (Etats-Unis, Canada, Japon). Cette étude tend aussi à démontrer que l'estimation faite par le département américain de l'agriculture sur le niveau des droits de douanes appliqué par l'UE (30%) est fausse, notamment parce qu'elle ne prend pas en compte les préférences commerciales que l'UE octroie aux pays en développement.
Les chiffres concernant les pays les moins avancés (PMA) sont encore plus éloquents. Selon l'INRA, avant même les effets de l'initiative européenne « tout sauf les armes », les importations de l'UE en provenance de ces pays étaient deux fois plus élevées que celles des Etats-Unis, du Japon et du Canada réunis. Les PMA représentent 3,2% des importations agricoles de l'UE, contre 0,7% pour le Japon, les Etats-Unis et le Canada.
Selon le Commissaire Franz Fischler, cette étude devrait permettre d'atténuer « les critiques régulièrement avancées par d'autres pays développés sur le caractère protectionniste de la PAC, surtout que le niveau d'importations de ces pays n'égalent ni le volume ni la valeur de nos importations en provenance des pays en développement ». Le Commissaire ajoute: « nous continuerons à travailler dans les négociations du programme de développement de Doha pour encourager les autres à offrir un accès équivalent aux pays en développement ».