Bruxelles, 10/02/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne n'est pas parvenue, vendredi dernier, à convaincre les autorités russes de renoncer à prendre des mesures de restriction aux importations de viande (volaille, bœuf et porc: voir EUROPE du 1er février 2003, p.13). Dans un communiqué, la Commission reproche surtout à la Russie ne pas avoir consulté l'UE avant de prendre de telles mesures. Cette attitude est jugée contraire à l'esprit de l'accord d'association et de partenariat conclu entre l'Union européenne et la Russie.
Lors de cette réunion dite de « consultations », le chef de la délégation de la Commission en Russie, Richard Wright, a expliqué au ministre adjoint russe du Commerce et du développement économique, Maxim Medvedkov, que ces mesures pourraient porter un grave préjudice aux exportations européennes de produits de viande. La Commission a demandé à la Russie d'expliquer comment elle comptait gérer ces quotas de manière à ne pas provoquer une interruption des échanges commerciaux. Selon des spécialistes, ce sont les exportations européennes de porc qui risqueraient de pâtir le plus de la décision russe.
Après les consultations de vendredi dernier, M. Wright a déclaré: « nous regrettons beaucoup que la Russie n'ait pas consulté l'UE de la meilleure façon possible et au moment opportun avant de faire ces pas, d'autant plus que nous avons une relation si forte et privilégiée au titre de l'accord de partenariat et de coopération UE/Russie ». Les parties se sont mises d'accord pour poursuivre les consultations, et « j'espère que cela nous permettra de faire des progrès dans ce domaine », a ajouté le chef de la délégation de la Commission en Russie.