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Bulletin Quotidien Europe N° 8386
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/social/prÉsidence grecque

Pour la protection sociale, Dimitris Reppas propose "une procédure unique de coordination d'actions qui codifierait l'acquis et agirait en complément de la stratégie européenne de l'emploi"

Bruxelles, 24/01/2003 (Agence Europe) - Présentant le 21 janvier les priorités de la Présidence grecque de l'UE en matière sociale à la commission des Affaires sociales et de l'emploi du PE, Dimitris Reppas, ministre grec du Travail et des Affaires sociales, a rappelé l'attachement de la Présidence aux objectifs de la stratégie définie au Sommet de Lisbonne en matière d'emploi. "Nous voulons mettre en place des conditions pour garantir un emploi stable, promouvoir la qualité et la productivité du travail, améliorer l'investissement dans les ressources humaines, renforcer les qualifications et les possibilités de concurrence des petites et moyennes entreprises (…), lutter contre le travail non déclaré et l'économie souterraine, faire participer les immigrés au marché du travail et aborder la question du vieillissement de la population", a indiqué M. Reppas. Pour y arriver, il faut, selon lui, se concentrer sur quelques actions ciblées, et en particulier: renforcer la qualité de l'emploi, réduire les inégalités régionales en matière d'emploi et de chômage en ciblant les régions isolées et défavorisées, mettre du personnel qualifié à disposition des entreprises pour qu'elles puissent faire face aux changements sans que leur compétitivité en souffre. M. Reppas a aussi insisté sur le renforcement de la contribution de tous les acteurs et partenaires sociaux à tous ces processus et sur le « rôle central du modèle social européen », en s'exclamant: « l'Etat social n'est pas un luxe ». Quant au « rôle important et concret que doit jouer la protection sociale dans la stratégie européenne globale », M. Reppas a estimé que « les différents systèmes de protection sociale sont une source de richesses pour l'Europe », mais que « l'on pourrait choisir une procédure unique de coordination d'actions qui codifierait l'acquis jusqu'à ce jour et qui pourrait agir en complément de la stratégie européenne pour l'emploi ». Le Président du Conseil Affaires sociales a aussi cité les initiatives législatives que souhaite prendre la Présidence (par exemple, faire avancer les dossiers "travailleurs intérimaires", "protection des travailleurs exposés à des risques pour leur santé sur leur lieu de travail", renforcer le dialogue social européen), et a souhaité que soient institutionnalisés les Sommets sociaux tripartites, une décision qui devra être prise par le Sommet de printemps de mars à Bruxelles.

Répondant aux nombreux intervenants, M. Reppas a notamment précisé: 1) Grandes orientations pour l'emploi (M. Pronk, PPE-DE néerlandais): "la stratégie de Lisbonne a échoué pour différentes raisons; c'était inévitable car nous n'avions pas les outils pour la réussir, mais des progrès ont été quand même enregistrés"; 2) Méthode ouverte de coordination (M. Hughes, PSE britannique): cette méthode est « bonne ». Selon le ministre, « il faudrait une plus grande participation de votre commission à nos travaux pour les faire avancer (…). Nous voulons que l'UE s'intéresse davantage à la politique sociale, pour créer les conditions de véritables stratégies de politique sociale. Mais les Etats membres ne sont pas tous prêts à accepter l'élément de contrôle qui accompagne cette politique »; 3) Convention européenne (M. Katiforis, PSE grec, président du groupe "Europe sociale" de la Convention): "Nous voulons des engagements sur des principes politiques définissant la voie de l'Europe: plein emploi, cohésion sociale, services publics, dialogue social, etc.".

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